Red Team, Ces guerres qui nous attendent : 2030‑2060, [saison 1], Paris, Équateur/PSL Université Paris, 2022, 188 p.

DOI : https://doi.org/10.66488/gepi2092

Référence(s) :

RED TEAM, Ces guerres qui nous attendent : 2030‑2060, Paris, Équateur/PSL, 2022, 224 p., ISBN 978-2-38284-179-2.

Texte

La démarche prospective est un invariable de la réflexion stratégique. Elle se retrouve autant à l’Époque moderne qu’aux détours d’un xxie où se succèdent de nombreuses ruptures dans la manière de conduire et d’envisager les opérations militaires présentes comme futures (guerres hybrides, drones, cyber…). Ces guerres qui nous attendent, 2030‑2060, représente l’un de ces travaux prospectifs connus – et ambitieux – les plus récents, rendus publics et publiés aux éditions PSL/Équateur en 2022. Fruit des travaux de la Red Team – groupe de réflexion fondé en 2019 sous l’égide de l’État‑Major des armées (EMA), de l’Agence innovation défense (AID) et de la Direction générale de l’armement (DGA) –, il vise à « concevoir et restituer des scénarios d’adversité et de menaces à l’horizon 2030 à 2060, dans les domaines opérationnel, technologique ou organisationnel au profit de l’innovation de Défense.1 ». Ce premier volet s’accompagne de deux autres, présentés en saisons (22 et 33) et publiés respectivement en 2023 et 2024. La richesse du propos, autant que son intérêt historique, se trouve dans la variété des scénarios proposés – chaque scénario formant un chapitre – pour penser les guerres de demain, mobilisant des thèmes allant des guerres cognitives (saison 1) à la pénurie énergétique (saison 2) en passant par les hyperforterresses (saison 1) et les implants neuronaux (saison 3). Elle se retrouve également dans la recherche d’une véritable crédibilité opérationnelle pour des scénarios pensés par un groupe professionnel original qui s’établit au‑delà du monde militaire. Ainsi, trouve‑t‑on dans cette Red Team une dominante littéraire et artistique, faite d’écrivains (Laurent Genefort, Romain Lucazeau, Virginie Tournay, Xavier Dorison…), mais également d’un dessinateur (François Schuiten) ou encore de designeurs (Jeanne Bregeon, Saran Diakité Kaba).

Depuis le début du xxe siècle, les réflexions quant à l’avenir de la guerre dans ou par l’espace se sont souvent faites plus modestes en nombre que celles s’intéressant aux usages civils, qu’ils soient scientifiques ou commerciaux. Elles n’ont cependant pas été inexistantes, se retrouvant dans la description des missiles balistiques4, de miroirs orbitaux capables d’anéantir des régions entières5 ou encore dans l’idée d’une frappe atomique lunaire destinée à impressionner son adversaire idéologique (Projet A1196). Le développement de ces travaux s’affirme au tournant de la « Course à l’espace » et doit autant aux enjeux visant cette nouvelle dimension stratégique, qu’aux développements d’une science‑fiction qui se plaît à imaginer les contours plus ou moins réalistes de conflits interplanétaires et interstellaires futurs7. Malgré la banalisation de la « Conquête spatiale », l’absence de conflit déclaré dans l’espace et un droit de l’espace prompt à l’exercice de la paix, cet effort prospectif d’aspiration militaire et sécuritaire profite d’un nombre croissant de publications qui ne se dément pas jusqu’aux deux premières décennies du xxie siècle8. Il poursuit la dynamique d’une prospective spatiale qui sur le plan civil a multiplié les idées comme les publications depuis Constantin Tsiolkosvy9 jusqu’aux travaux les plus récents sur l’exploration et l’occupation interstellaires10, en passant par Werner von Braun11 ou encore Gerard O’Neill12.

Si l’espace n’est pas au cœur du premier tome de Ces guerres qui nous attendent, 2030‑2060, il se présente comme une dimension incontournable des guerres et troubles à venir proposés dans chaque chapitre. Surtout, on le retrouve au centre de l’un de ces scénarios « Les pirates de la P‑Nation attaquent Kourou », qui propose d’étudier l’un de ces risques potentiels qui se pose pour le futur de l’exploitation de l’espace. Le scénario de cinquante pages débute par une note préliminaire fictive écrite en 2042 par une commission également fictive – la Commission Francespace – et portant sur la construction d’un ascenseur spatial – le KSE (Kuru Space Elevator) – par la France et 22 partenaires. Développé à partir de 2026, le KSE représente et répond alors à un certain nombre d’enjeux économiques comme géopolitiques (« Les peuples du monde entier ont les yeux fixés sur nous.13 ») auxquels la France doit répondre pour conserver son rang mondial. Loin de construire un environnement spatial futur totalement fictionnel, ce premier exercice prospectif se lie immédiatement aux futurs développements géopolitiques et technologiques envisagés par la communauté spatiale. Par exemple, les détails donnés au contexte historique de l’ASG oscillent entre une histoire avérée de la « Conquête spatiale » et celle, fantasmée, mais non moins réaliste, d’une affirmation prochaine d’un leadership chinois. De même, un véritable effort est ainsi fait en termes de vulgarisation pour présenter un ascenseur spatial d’un format que les auteurs semblent vouloir particulièrement crédible. Ainsi, à la question « Qu’est‑ce qu’un ascenseur spatial ? » qui ouvre la première partie de cette note préliminaire, les auteurs répondent par une première définition des principes architecturaux et mécaniques qui doivent permettre le fonctionnement d’un ascenseur spatial : le choix de la Guyane est alors justifié par sa position équatoriale qui doit faciliter la mise en orbite. Le câble de « soie‑Carbonne », d’une longueur de 40 000 kilomètres, serait équipé de nacelles permettant le déplacement d’équipages comme de matériels jusqu’à la base spatiale terminus. Quant au développement des technologies nécessaires à sa réalisation, celles‑ci dépendraient d’un écosystème scientifique réaliste : l’innovation représentée par les matériaux constituant le câble serait par exemple le fruit du travail de l’École des mines.

La note s’intéresse également aux raisons économiques de la construction d’un ascenseur spatial : moins cher et plus rapide, celui‑ci devrait conduire au remplacement de l’ensemble des lanceurs classiques. L’Ascenseur spatial guyanais (ASG) devrait également permettre le développement du tourisme spatial, mais aussi l’industrialisation de l’espace proche tout en favorisant la réduction d’un fret aérien polluant. Le peuplement de la Lune tout comme les facilités d’envoi de sondes d’exploration interplanétaires favoriseraient aussi l’exploration de l’espace lointain, notamment de Mars. La ceinture d’astéroïdes deviendrait accessible aux entreprises visant à en exploiter les ressources, jouant là aussi un rôle en termes de réduction de la pollution : « Une mine ouverte là‑haut, dans le vide stérile des astéroïdes, est un terrain préservé ici, sur Terre.14 ». Si l’ASG est vu comme « Une obligation économique comme écologique15 », celui‑ci représente également un outil essentiel dans le rayonnement de la France française (comme le TGV ou le Concorde) comme pour la construction d’un Homo Spatialis : « Comme l’Histoire l’a déjà démontré, une civilisation qui stagne et refuse d’aller de l’avant est vouée à l’extinction16 ».

Le cœur du dispositif prospectif, et de ses enjeux en termes de question de défense, s’arme dans une deuxième partie dédiée à l’histoire et aux actions de la P‑Nation, groupe pirate et militant devenu menace pour les activités spatiales françaises, voire mondiales. Le propos s’éloigne alors d’un certain réalisme pour s’inscrire dans un schéma plus propre à la science‑fiction. Les auteurs produisent d’ailleurs dans leur processus d’écriture un vocabulaire nouveau et spécifique au scénario de rupture qu’ils décrivent (“wet panics”, “hot panics”, “sub‑zone”, « zones étatiquement faibles »). Pour crédibiliser leur propos, et dans une démarche identique à celle des ouvrages ou articles de géopolitique, ils utilisent également l’outil cartographique (« Mégalopoles côtières et piraterie en 205017 »).

Le postulat de départ s’appuie sur les possibles évolutions des contextes géopolitiques et environnementaux. Le changement climatique pronostiqué par les auteurs se traduirait ainsi par des conséquences potentiellement catastrophiques pour l’habitabilité d’une partie des terres émergées, la poursuite du réchauffement planétaire rendant plus difficilement occupable certaines zones devenues inondées (“sub‑zone”). Une distinction s’opérerait alors entre les populations privilégiées, capables de fuir ces espaces sinistrés, et celles vivant dans ces “sub‑zone” littorales devenues territoires liquides maritimes où se déploient un habitat précaire et une importante criminalité. Les auteurs décrivent également des bouleversements sociaux graves faits d’émeutes, de « migrations incoercibles » (Amérique du Sud), de risques sanitaires liés à la fonte du permafrost russe ou encore de changements géopolitiques majeurs (éclatement de l’OTAN, renversements d’alliances…).

C’est un monde nouveau qui naît de ces évolutions. En réponse, les sociétés humaines s’adaptent, et en premier lieu par la maîtrise technique : celle‑ci doit déboucher sur la production de nouveaux matériaux permettant aux navires comme aux avions de changer plus facilement de milieu (eau‑air‑terre). Elle permet également d’envisager le puçage des populations humaines (à partir de 2034) pour intégrer aux porteurs leurs données financières comme administratives (identité…). Ceux qui ne peuvent ou ne veulent du puçage forment alors la P‑Nation, « l’embryon de la société des nouveaux pirates.18 » qui représente plus de 50 millions de personnes en 2040. Une population hétéroclite qui occupe les océans et une partie des littoraux dans une succession continue d’habitats informels capables par exemple de connecter le Golfe de Guinée jusqu’à Recife dans un continuum flottant. La description de cette P‑Nation, loin de se faire misérabiliste, prend alors un tour aussi détaillé qu’il se fait romantique. Les pirates de la P-Nation sont une communauté présentant des traits des plus honorables et des habitudes que l’on peut qualifier de vertueuses, notamment lorsqu’ils « recyclent à l’infini » les déchets des sociétés riches et préservées. Cette présentation somme toute très positive se retrouve également dans le cours historique qui est fait d’une P-Nation présentée comme celle des laissés‑pour‑compte du réchauffement climatique, mais aussi dans le slogan de cette dernière, proposée dans le triptyque « Fraternité – Liberté ‑ Biodiversité ». Le scénario propose également une étude précise des capacités opérationnelles de cette « société liquide19 », soulignant notamment les enjeux en termes de butin : si les ressources matérielles sont alors importantes, l’originalité du scénario veut que le savoir technique soit aussi recherché.

La troisième partie du scénario envisage une rupture. La P‑nation choisit alors de ne plus réduire ses activités aux limites non occupées par les États souverains, mais embrasse désormais une approche plus frontale. En s’attaquant directement à des puissances plus structurées et mieux dotées, elle se représente et agit désormais comme un acteur géopolitique majeur, capable de peser notamment sur la conduite des activités spatiales. Le point de bascule choisi par les auteurs se trouve être le 4 août 2042 l’attaque du CSG de Kourou par une armée de la P‑nation : après la destruction d’une Ariane X Heavy par un sous‑marin équipé d’un railgun – appartenant probablement à une autre puissance spatiale concurrente de l’ascenseur spatial français – des groupes d’hommes armés envahissent le centre spatial depuis la ville flottante de Colmena pour s’approprier notamment les moteurs devant permettre d’autres lancements Ariane. Dans la recherche d’un certain réalisme, les auteurs apportent à cette description le détail des conversations entre les membres du centre qui, alors qu’ils procèdent au lancement, prennent conscience de l’attaque et de sa nature. Les suites de l’attaque s’organisent autour d’une riposte diplomatique puis militaire de la part de la France. Les descriptions données, au‑delà d’un récit aventurier, permettent également d’éclairer sur les pistes opérationnelles crédibles d’une confrontation asymétrique entre une puissance spatiale et des groupes paramilitaires : ainsi, la P‑Nation se dote de canon aveuglant capable de neutraliser les satellites français mobilisés pendant l’attaque.

La bascule opérée, la P‑Nation est alors poussée vers une intégration institutionnelle plus concrète à l’ordre géopolitique du monde par des États impuissants à freiner le développement démographique comme économique de ces populations insulaires. Dans ce contexte, de nouvelles attaques se font jour, par exemple dans la Manche en 2064, soulignant cette fois‑ci des conflits complexe entre puissance maritime, mais aussi entre insulaires pirates. Le sujet se fait aussi plus folklorique, décrivant par exemple des goélands « pilotés à distance » ou encore des drones en forme de perroquets qui accompagnent les P‑Citoyens. La dernière partie renforce ce trait narratif en proposant au lecteur le « Carnet de route d’un anthropologue devenu pirate, 2041‑205920 ». Exmelin, anthropologue devenu pirate, détaille alors l’intégration d’une partie de la P‑Nation (de ses populations) dans l’environnement technologique mondial. Il y décrit surtout la cérémonie brutale d’intégration à la piraterie.

Ce premier scénario de Ces guerres qui nous attendent, 2030‑2060 reste aussi original qu’il peut se faire crédible notamment à un moment où les évolutions environnementales fragilisent les écosystèmes, les économies et rendent incertain le sort des populations côtières de pays en développement pour les prochaines décennies. L’absence d’auteurs liés au monde de l’espace interroge cependant la pertinence de cet effort prospectif pour une communauté spatiale surtout demandeuse en termes de propositions techniques et scientifiques. Quelques‑uns des traits donnés au récit questionnent également la capacité de cette prospective à séduire au‑delà des amateurs de dystopie romancée : les résumés de chaque scénario, proposés par le Site Internet de la Red Team21 se présentent ainsi sous la forme de courtes capsules vidéo qui oscillent entre le sérieux et le dramatique, ressemblant en cela aux cinématiques de jeux vidéo que l’on retrouve dans la série Command & Conquer. Le format choisi par le scénario peut enfin parfois prêter à sourire, donner la parole à des acteurs eux‑mêmes fictifs (les échanges radio, le journal de l’anthropologue) n’étant pas sans brouiller un travail qui se veut presque académique. La pratique n’est cependant pas inconnue de la prospective spatiale et se retrouve dans Les villes de l’espace avec les lettres fictives22 de migrants partis coloniser l’espace interplanétaire. Une étape assumée qui rapproche ce travail de la science‑fiction. D’ailleurs, Fabienne Casoli ne dit pas autre chose dans la préface qu’elle propose pour ce scénario :

C’est en élargissant le champ des possibles que l’humanité a conquis, par sauts, des espaces qui n’étaient pas à sa portée. Et, en libérant l’imagination, la science‑fiction a sans nul doute joué son rôle dans les percées opérées dans les cent dernières années. Elle a nourri une volonté d’exploration qui nous a conduits sur la Lune, et qui nous a fait envoyer des Rover sur Mars.23

En fin de compte, les travaux de la Red Team représentent une source de choix pour l’histoire de la prospective spatiale française. Très exposé médiatiquement, compte tenu de ses origines, de ses intentions, et du petit nombre de publications qui l’ont précédé dans le domaine de l’étude stratégique, Ces guerres qui nous attendent, 2030‑2060 mérite une considération que l’on donne sans trop de difficultés à des travaux américains parfois bien audacieux.

Notes

1 Bulletin officiel des annonces des marchés publics, « Conception et restitution de scénarios de disruption opérationnelle, technologique ou organisationnelle au profit de l’innovation de Défense (Red Team) », Avis nº 19‑185720, publié le 14 décembre 2019. Retour au texte

2 Red Team, Ces guerres qui nous attendent : 2030-2060 : nouveaux scénarios, [saison 2], Paris, Équateur/PSL Université Paris, 2023. Retour au texte

3 Red Team, Ces guerres qui nous attendent : 2030-2060, [saison 3], Paris, Équateur/PSL Université Paris, 2024. Retour au texte

4 Esnault‑Pelterie Robert, Rapport à Monsieur le Général Ferrié, Membre de l’Institut, président de la Commission d’Astronautique, sur le bombardement par fusée à longue distance, Paris, 20 mai 1928. Retour au texte

5 Noordung Hermann, The Problem of Space Travel: The Rocket Motor, Washington, NASA/NASA History Office, “The NASA History Series, 4026”, 1995. Retour au texte

6 Reiffel Leonard (ed.), A Study of Lunar Research Flights, vol. i, New Mexico, Kirtland Air Force Base, Air Force Special Weapons Center Air/Research and Development Command, 1959. Retour au texte

7 Heinlein Robert A., Starship Troopers, New York, G. P. Putnam’s Sons, 1959. Scalzi John, Old Man’s War, New York, Tor Books, “Old man’s war series”, 2004. Retour au texte

8 Lefebvre Jean‑Luc, Stratégie spatiale : penser la guerre des étoiles : une vision française, Sceaux, L’Esprit du livre, « Stratégie & défense », 2011. Dawson Linda, War in Space: The Science and Technology Behind Our Next Theater of Conflict, 1re éd., Cham, Springer, “Springer Praxis”, 2018. Retour au texte

9 Tsiolkovsky Konstantin, Study of Outer Space by Reaction Devices, Washington, NASA, 1975. Retour au texte

10 Gilster Paul, Centauri Dreams: Imagining and Planning Interstellar Exploration, New York, Springer Science, 2004. Retour au texte

11 Von Braun Wernher, The Mars Project, Urbana, University of Illinois Press, 1953 [1952]. Retour au texte

12 O’Neill Gerard K., The High Frontier: Human Colonies in Space, New York, William Morrow and Compagny, 1977. Retour au texte

13 Red Team, Ces guerres…, [saison 2], op. cit., p. 20. Retour au texte

14 Ibid. supra, p. 26. Retour au texte

15 Ibid. Retour au texte

16 Ibid., p. 27. Retour au texte

17 Ibid., p. 36. Retour au texte

18 Ibid., p. 35. Retour au texte

19 Ibid., p. 39. Retour au texte

20 Ibid., p. 49. Retour au texte

21 <https://redteamdefense.org>, consulté le 5 janvier 2024. Retour au texte

22 O’Neill Gerard K., Les villes de l’espace : vers le peuplement, l’industrialisation et la production d’énergie dans l’espace, Christian Léourier (trad.), New York, Morrow, « Les visages de l’avenir », 1978 [1976], p. 223‑235. Retour au texte

23 Red Team, Ces guerres qui nous attendent…, op. cit., p. 17. Retour au texte

Citer cet article

Référence électronique

Georges‑Emmanuel Gleize, « Red Team, Ces guerres qui nous attendent : 2030‑2060, [saison 1], Paris, Équateur/PSL Université Paris, 2022, 188 p. », Nacelles [En ligne], 15 | 2026, mis en ligne le 23 février 2026, consulté le 16 octobre 2026. URL : https://interfas.univ-tlse2.fr/nacelles/2506. DOI : https://doi.org/10.66488/gepi2092

Auteur

Georges‑Emmanuel Gleize

Georges‑Emmanuel Gleize est docteur en histoire contemporaine et enseignant. Ses travaux portent sur l’histoire de la prospective, de l’astroculture et des enjeux de puissance liés aux activités spatiales.