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    <title>Bakhtine, Volochinov et Medvedev dans les contextes européen et russe</title>
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    <language>fr</language>
    <pubDate>ven., 08 juin 2018 12:33:27 +0200</pubDate>
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      <title>Couverture numéro 25 </title>
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      <pubDate>ven., 08 juin 2018 12:34:10 +0200</pubDate>
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      <title>Notices </title>
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      <pubDate>ven., 08 juin 2018 12:34:43 +0200</pubDate>
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      <title>Ouvrages </title>
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      <pubDate>ven., 08 juin 2018 12:35:14 +0200</pubDate>
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      <title>Préface </title>
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      <description>Indisponible  </description>
      <pubDate>mar., 27 nov. 2018 16:09:38 +0100</pubDate>
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      <title>Être sans alibi. Pour un autre itinéraire bakhtinien  </title>
      <link>https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/947</link>
      <description>Outre sa philosophie de l’acte éthique, l’un des apports majeurs de Mikhaïl Bakhtine à la pensée contemporaine a été sa théorie de l’énoncé et ses idées au sujet du « mot d’autrui ». Quand on parle, on répond toujours à un énoncé antérieur et, tout à la fois, on imagine et on anticipe la réponse de l’interlocuteur à notre énoncé. Il a déjà été dit que les théories de Bakhtine sont autoréférentielles et qu’elles peuvent et doivent donc être appliquées à son propre processus d’engendrement. Ce que l’on ne s’explique pas, c’est la raison pour laquelle les chercheurs actuels de l’œuvre du philosophe russe ne mettent pas en pratique les idées de Bakhtine au sujet de la réception et de la compréhension du discours quand ils interprètent son héritage. Ce qui nous aiderait peut-être à mieux comprendre sa propre réponse à l’énoncé dans la « grande temporalité ». Dans ce travail, on reviendra sur certains épisodes de la réception de Bakhtine dans la culture occidentale. (Trad. de l’espagnol par Bénédicte Vauthier)  One of the most valuable contributions by Mikhail Bakhtin to contemporary thought has been, in addition to his philosophy of the ethic act, the theory of the utterance and his ideas regarding the « alien word ». When speaking, we always respond to a previous utterance and simultaneously project the answer according to our utterance. It has already been said that Bakhtin’s theories are self referenced and may and must be always applied to their own production processes. What remains to be seen is why contemporary researchers do not apply Bakhtin’s ideas on reception and comprehension of discourse to their own interpretation of his legacy, which might shed light on the subject. The present paper will analyze some aspects of how Bakhtin has been received by Western culture and thought.  </description>
      <pubDate>mar., 27 nov. 2018 16:10:19 +0100</pubDate>
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      <title>Le défi dialogique de Bakhtine aux sciences sociales  </title>
      <link>https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/949</link>
      <description>Malgré les vicissitudes d’une vie personnelle difficile, Bakhtine est parvenu à mener une carrière intellectuelle brillante, qui aborde une quantité prodigieuse de sujets et s’impose aujourd’hui encore comme un ensemble de travaux stimulants, complexes et pleins de nuances subtiles. Si l’on prend en compte les écrits du Cercle de Bakhtine aussi bien que les textes dont il est indiscutable qu’il soit le seul auteur, on pourrait dire que cette œuvre s’intéresse autant à une phénoménologie existentielle mettant l’accent sur la perception humaine, le corps, l’intersubjectivité, l’esthétique de la création culturelle, qu’à la philosophie du langage et la théorie de la littérature, aux potentialités révolutionnaires de l’humour et du « carnavalesque », au questionnement critique du freudisme, du marxisme, du formalisme russe et de la linguistique saussurienne, ainsi qu’aux implications éthiques et morales de toutes ces théories. À ces prises de position vinrent s’ajouter des réflexions programmatiques sur la nature des sciences humaines au sens large, ainsi que diverses applications de ses idées sur l’analyse textuelle et linguistique, la littérature européenne et l’histoire de la culture. Ce qui est surprenant, c’est qu’en dépit de la nature transdisciplinaire du travail de Bakhtine et de l’influence incontestable qu’il a eue dans l’orientation des débats culturels depuis le dernier quart de siècle, son impact sur les sciences sociales aura été au mieux ponctuel et au pire minime. On soutient ici que l’oubli relatif dans lequel il est maintenu est dû au défi sérieux qu’un dialogisme bakhtinien lance à de nombreux présupposés et à de nombreuses méthodes qui sont indispensables aux sciences sociales dans leur pratique conventionnelle. On plaide en faveur de sciences sociales reconfigurées selon des lignes dialogiques, tenant compte d’aperçus riches en développements possibles que Bakhtine a donnés dans trois domaines cruciaux : la théorie du sujet humain comme « inter-sujet », la centralité de l’éthique dans l’étude de la société et la possibilité d’une critique idéologique dialogique. (Trad. de l’anglaSis par Pierre Jamet) « Bakhtin’s Dialogical Challenge to the Social Sciences »  Despite the vicissitudes of his difficult personal life, Bakhtin managed to prosecute a highly successful intellectual career that encompassed a prodigious range of topics, which survives today as a challenging, complex, and many-hued body of work. If we include the writings of the Bakhtin Circle as well as Bakhtin’s own undisputed single-authored texts, such an œuvre could be said to encompass : an existential phenomenology that focuses on human perception, the body, and intersubjectivity ; the aesthetics of cultural creation ; the philosophy of language and literary theory ; the revolutionary potential of humor and the « carnivalesque » ; critical interrogations of Freudianism, Marxism, Russian formalism, and Saussurean linguistics ; and the ethical and moral implications of all of the foregoing. These interventions were supplemented by a series of programmatic reflections on the nature of the human sciences, broadly understood, as well as various applications of his theoretical and philosophical insights to textual and linguistic analysis, European literature, and cultural history. What is surprising is that, despite the transdisciplinary nature of Bakhtin’s work, and the undoubted influence he has had in shaping critical debates over the last quarter-century, his impact on the social sciences has been at best selective, and at worse minimal. This contribution will argue that this relative neglect is due to the serious challenge that a Bakhtinian dialogism presents to many of the key assumptions and methods of conventional social science. It will argue for a reconfigured social sciences along dialogical lines, taking into account Bakhtin’s seminal insights into three crucial areas : the theory of the human subject as « intersubject » ; the centrality of ethics in social inquiry ; and the possibility of a dialogical ideological criticism.  </description>
      <pubDate>mar., 27 nov. 2018 16:10:58 +0100</pubDate>
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      <title>Volochinov, la sociologie et les Lumières </title>
      <link>https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/951</link>
      <description>Volochinov n’est pas un clone de Bakhtine, mais un chercheur bien réel, dont on connaît bien maintenant la biographie. Mais, à la différence de la réception de son œuvre par les intellectuels marxistes occidentaux, il était loin d’être un révolutionnaire. Il est l’antithèse de Gramsci son contemporain. Si l’on s’appuie sur la thèse du sociologue américain R. Nisbet sur le conservatisme anti-révolutionnaire (de J. de Maistre et L. de Bonald à A. Comte) comme origine idéologique de la sociologie, on voit que, par beaucoup d’aspects, Volochinov s’inscrit parfaitement dans cette ligne de pensée qui fait de l’individu un produit parfait du déterminisme «social». Par ses notions d’enthymème et de support choral, Volochinov construit un modèle irénique d’une société bien sage où les «gens» se communiquent leurs pensées en tenant compte les uns des autres, un monde où la littérature tient lieu de réel de la vie quotidienne, où le social se réduit à l’interaction interindividuelle et où la division sociale se réduit à la stratification inférieurs / supérieurs; un monde, enfin, de consciences pleines et non de sujets divisés, en harmonie totale avec le «milieu», vu de façon plus écologique que sociologique; un monde de plénitude et de refus explicite de toute notion d’inconscient. On explorera ce monde dans son contexte historique propre, qui doit plus à Croce et Vossler qu’à Saussure ou Benveniste. Voloshinov, Sociology and the Enlightenment Voloshinov is not Bakhtin’s clone, but a fully-fledged scientist, whose biography is now well known. But, unlike his reception by Western marxist intellectuals, he was far from being a revolutionary. He was the opposite of Gramsci, his contemporary. If we rely on the American sociologist Robert Nisbet’s thesis that anti-revolutionary conservatism (from J. de Maistre and L. de Bonald to A. Comte) is the ideological origin of sociology, we can see that, in many respects, Voloshinov fits perfectly in this conservative line of thought, for which the individual is but a product of «social» determinism. With his notions of enthymeme and choral support, Voloshinov builds a model of a well-behaved society, where «the people» communicate their thoughts to one another while taking into account each other, a world in which literature takes the place of real «everyday life», where sociality is reduced to interindividual interaction, and where social division is reduced to inferior / superior hierarchy; finally, a world of full consciousnesses and not of divided subjects, in total harmony with a «milieu», seen rather in an ecological than in a sociological way; a world of fullness and of an explicit refusal of any notion of unconscious. This paper will study this world in its particular historical context, which owes more to Croce and Vossler than to Saussure or Benveniste. </description>
      <pubDate>mar., 27 nov. 2018 16:12:34 +0100</pubDate>
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      <title>Répondre de quelque chose, c’est répondre à quelqu’un : un dialogue imaginaire entre Bakhtine et Lévinas  </title>
      <link>https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/958</link>
      <description>Cette contribution a pour objectif de faire dialoguer le jeune Bakhtine en tant que phénoménologue du monde de la vie et de l’acte et le phénoménologue français Emmanuel Lévinas. Le thème central de ce dialogue est le concept de l’acte responsable, concept que ces deux auteurs considèrent comme une réponse à une exigence pré-donnée de l’autre.  Avec sa conception du sujet culturellement créateur, responsable de son acte et donc de ce qu’il crée, le jeune Bakhtine essaye de surmonter la « tragédie de la culture » diagnostiquée par le sociologue et théoricien de la culture Georg Simmel. D’après Simmel, cette tragédie consiste en ce fait que l’individu créateur voit apparaître ce qu’il a créé comme quelque chose d’étranger, dans la mesure où ce qu’il a créé est, en tant que produit culturel, soumis aux lois propres du système culturel dans lequel il est produit. Par conséquent, il existe un dualisme entre la vie et la culture, entre la création individuelle et le système culturel supra-individuel, dualisme que Bakhtine essaye de dépasser avec son concept de l’acte culturel responsable.  Dans Pour une philosophie de l’acte , texte écrit au début des années 1920 et resté à l’état de fragment, le concept du sujet responsable de son acte constitue le centre de la philosophie première de Bakhtine, philosophie première qui est pour lui – comme plus tard pour Lévinas – une éthique ( nravstvennaja filosofija ). Bakhtine transforme la question d’Aristote sur l’être en tant qu’être en une question sur l’être-événement ( sobytie bytija ), qui ne devient compréhensible que du point de vue de l’individu agissant de manière responsable. Comme horizon de cette acte, l’événement en tant qu’être est singulier parce qu’il ne prend son sens que par rapport à l’individu dans l’accomplissement de son acte. La responsabilité ( otvetstvennost’ ) de ceux qui interagissent dans une société constitue une structure essentielle du monde de l’acte ( mir postupka ), dans la mesure où elle ne relie pas seulement l’accomplissement de l’acte individuel situé historiquement et socialement à sa signification (dans le domaine de la science, de l’art, de la technique, etc.), mais aussi moi-même aux autres, plus précisément : elle met en relation dialogique mon « être-pour-moi » avec l’être que les autres ont pour moi.  C’est dans son interprétation de l’univers romanesque polyphonique de Dostoïevski que Bakhtine montre de la façon la plus pertinente que l’acte responsable est toujours en même temps une réponse à une exigence pré-donnée. C’est la raison pour laquelle son Dostoïevski (dans les deux éditions de 1929 et 1963) doit occuper une place centrale dans la construction du dialogue avec Emmanuel Lévinas.  Pour Bakhtine comme pour Lévinas, l’acte responsable comme réponse à une exigence de l’autre comporte en même temps une responsabilité pour cet autre. Ils développent cette idée dans l’horizon du « mouvement phénoménologique » fondé par Edmund Husserl. Néanmoins, les descriptions phénoménologiques de la responsabilité et de la réponse suivent une orientation différente. Alors que Max Scheler, et principalement sa « phénoménologie de la sympathie » a eu une importance centrale pour l’œuvre de jeunesse de Bakhtine, ce sont les analyses de l’intersubjectivité dans la cinquième Méditation cartésienne d’Edmund Husserl (traduite en français par Lévinas) qui jouent un rôle important pour la question que pose Lévinas quant à la responsabilité envers l’autre.  Tant le phénoménologue russe que le phénoménologue français essayent de refonder la philosophie première comme éthique de l’acte responsable. Mais cette conception va elle aussi subir une articulation différente : chez Bakhtine, la question existentielle – au sens donné par Sören Kierkegaard – de l’unité de l’être est reliée au point de vue de la personne agissant dans sa responsabilité pour l’autre, chez Lévinas, le désir métaphysique de l’absolument autre prend la forme d’une sollicitude pour autrui, dans le visage duquel l’individu découvre l’exigence de l’infini.  L’analyse des sens donnés à la responsabilité pour autrui comme réponse à l’exigence de l’autre chez Bakhtine et chez Lévinas montre finalement que chez Lévinas, l’accent mis sur la responsabilité pour autrui fait éclater le concept traditionnel remontant au droit romain et à la conception grecque du logon didonai pour le discours et l’acte dont il faut répondre, alors que Bakhtine réussit à réconcilier cette conception traditionnelle de la responsabilité liée à l’hypothèse d’un sujet agissant (relativement) autonome avec sa nouvelle conception de la responsabilité envers et pour l’autre.  (Trad. de l’allemand par Céline Letawe)  </description>
      <pubDate>mar., 27 nov. 2018 16:13:43 +0100</pubDate>
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      <title>Micha et Kolia : penser le frère en tant qu’autre  </title>
      <link>https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/960</link>
      <description>Depuis une quinzaine d’années, l’intérêt des chercheurs pour le contexte historique de l’œuvre de Mikhaïl Bakhtine s’est considérablement accru. Néanmoins, il est surprenant que l’influence de Nikolaï Bakhtine sur la formation intellectuelle de Mikhaïl, en tant qu’il constitua son environnement premier et son horizon intellectuel, ne soit pas beaucoup mise en évidence. Comprendre qui était Mikhaïl Bakhtine exige que l’on s’intéresse de plus près à ses échanges – ou à l’absence d’échanges – avec Nikolaï. Dans cet article, je démontre qu’un essai de Nikolaï Bakhtine datant des années 1920 préfigure quelques-unes des préoccupations intellectuelles ultérieures de Mikhaïl, et qu’un article de Nikolaï des années 1930 comporte une objection implicite (et cependant bien perceptible) à l’idée que soutiendra Mikhaïl plus tard selon laquelle le roman est le seul vrai site du dialogue et de la polyphonie (Trad. de l’anglais par Pierre Jamet)  « Misha and Kolia : Thinking the (Br)other » The last fifteen years of research on Mikhail Bakhtin have seen a remarkable growth of interest in the historical contexts of his work. Surprisingly, however, interest in Nikolai Bakhtin as Mikhail’s most immediate context and horizon of intellectual formation does not seem to be in strong evidence. Understanding who Mikhail Bakhtin was demands a closer look at his exchanges – or lack thereof – with Nikolai. In this article I demonstrate that Nikolai Bakhtin’s essays of the 1920s anticipate some of Mikhail’s later intellectual anxieties, whereas one of Nikolai’s articles of the 1930s articles presents an implicit (but nonetheless very vocal) objection to Mikhail’s later claim that the novel is the only true site of dialogue and polyphony.  </description>
      <pubDate>mar., 27 nov. 2018 16:14:41 +0100</pubDate>
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      <title>Le cercle de Bakhtine et la psychanalyse  </title>
      <link>https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/962</link>
      <description>Le premier livre publié en URSS sur la psychanalyse, et plus généralement sur la doctrine de Freud et ses implications gnoséologiques et philosophiques ( Le freudisme. Essai critique , Leningrad 1927), paru sous le nom de Valentin Volochinov, est probablement l’œuvre de Bakhtine, bien que celui-ci n’en ait jamais revendiqué la paternité. En situant cet ouvrage dans le cadre des débats qui se déroulent en URSS au cours des années 1920 autour de la pratique psychanalytique et la doctrine de Freud, on s’efforce de montrer comment cette critique du « freudisme », qui se réclame du marxisme, renvoie en fait à une théorie générale du signe dans laquelle on reconnaît la pensée de Bakhtine.  </description>
      <pubDate>mar., 27 nov. 2018 16:16:08 +0100</pubDate>
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      <title>Quelques sources allemandes de la « linguistique sociologique » (Volochinov) et de la « psychologie matérialiste » (Vygotski)  </title>
      <link>https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/964</link>
      <description>Pour Vygotski comme pour Volochinov le langage est avant tout un « processus productif ». Nous nous appliquerons à comparer les mécanismes de transformation de la conscience par le langage tels qu’ils sont conçus par la « psychologie matérialiste » de Vygotski et par la « linguistique sociologique » de Volochinov. Il s’agit de mettre en évidence les sources allemandes à l’origine de ces deux modèles (en particulier, la tradition morphologique allemande : Goethe, Hegel, Humboldt).  On peut parler de la dominante dialectique qui rapproche la « psychologie matérialiste » et la « linguistique sociologique » du « marxisme officiel » soviétique dans leur réflexion sur le langage. La comparaison de ces deux projets avec les thèses du « marxisme officiel » révèle de nombreuses affinités (l’affirmation de la continuité entre la pensée et le langage ; le reflet de l’évolution de la pensée par le langage ; l’affirmation de la continuité idéologique entre la conscience et le langage ; le substrat matériel et social à l’origine du langage et de la conscience ; la conscience en tant que produit de l’interaction et de l’activité productive ; l’impossibilité de séparer le langage et la pensée ; la définition de la « psychologie » dans la perspective cognitive ; le « psychisme social » en tant qu’objet de la « psychologie scientifique »). Ces positions divergent fortement quant à la question de la « forme » qui sera discutée à part. En effet, le « marxisme officiel » définit la conscience comme « contenu pur », la forme de ce continu est déclarée inexistante. Privée d’importance et d’autonomie, la forme est entièrement dépendante de la continuité de la conscience. Le langage étant posé comme une forme d’organisation verbale de la conscience, il apparaît par conséquent sans importance pour cette dernière. La forme est bel et bien exclue du fonctionnement de la conscience, elle perd son statut morphogène. Enfin, nous suivrons les développements ultérieurs relatifs à cette tradition morphologique d’origine allemande dans les travaux de l’école de Vygotski en URSS (A. Leontiev, A. Luria, N. Zinkin). « Some German sources of “social linguistics” (Voloshinov) and “materialist psychology” (Vygotski) » For Voloshinov as well as for Vygotski language is first of all a « productive process ». We will study the compared mechanism according to which the consciousness is transformed through language. We will underline the German sources in the foundation of these both models (in particular, the German morphological tradition : Goethe, Hegel, Humboldt). We will follow the later developments of the same morphologic model in the studies of scholars connected to the Vygotski’s school in psychology (the so called Soviet « psychology through action » : A. Leontiev, A. Luria, N. Zinkin). We will also discuss the conceptual relationship between the notion of « form » within these both models and the concept of « form » in the Soviet « official » Marxism.  </description>
      <pubDate>mar., 27 nov. 2018 16:17:09 +0100</pubDate>
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      <title>Dialogue, intertextualité et intercorporéité dans l’œuvre de Bakhtine et du Cercle  </title>
      <link>https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/965</link>
      <description>Les thèmes qui caractérisent au mieux la recherche de Bakhtine et de son Cercle sont étroitement liés entre eux. Il s’agit d’une part du dialogue examiné par le biais de sa représentation littéraire dans le rapport entre langage quotidien et langue poétique, dans les genres simples du discours et dans les genres littéraires, dans l’idéologie officielle et non officielle, dans la dialectique entre l’inconscient et la conscience et dans les différentes formes du discours rapporté, dans le rapport entre le temps de l’actualité et la « grande temporalité » ; il s’agit d’autre part de l’ intertextualité envisagée dans le rapport du texte avec son contexte proche et lointain, au-delà de la question des « sources » et, donc, par-delà la conscience de l’auteur ; il s’agit enfin de l’ intercorporéité mise en évidence dans le réalisme grotesque de la culture populaire « carnavalesque », qui diverge de la vision du corps individuel, séparé et autosuffisant, dominante aujourd’hui. Le « dialogue » chez Bakhtine n’est pas le fruit d’une initiative ou d’une concession du moi, qui décide d’assumer une attitude d’ouverture et de tolérance envers les autres (comme on l’a souvent compris de manière erronnée), mais équivaut à l’impossibilité de la fermeture, de l’indifférence, du non engagement, toutes choses qui trouvent correspondance et confirmation dans la représentation rabelaisienne du corps grotesque, mais aussi dans l’intertextualité du texte qui se réalise indépendamment de la conscience de l’auteur. La parole est dialogique et intertextuelle à la suite d’une implication passive dans la parole d’autrui ; et le dialogue n’est pas une composition de positions, de points de vue, mais résulte précisément de sa nature réfractaire à toute synthèse, en ce inclus la synthèse illusoire de l’identité même du moi, laquelle est effectivement décomposée dialogiquement, vu qu’elle est inévitablement impliquée dans l’altérité, tout comme la vie du « corps grotesque » est impliqué et dans la vie d’autrui et dans la vie de toute la biosphère.  (Trad. de l’italien par Bénédicte Vauthier)  </description>
      <pubDate>mar., 27 nov. 2018 16:17:50 +0100</pubDate>
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      <title>Viktor Maksimovitch Jirmounski (1891-1971) et le formalisme russe  </title>
      <link>https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/967</link>
      <description>Esprit encyclopédique, le germaniste et universitaire Jirmounski a été le compagnon de route attitré du formalisme russe au cours de la période 1915-1925 ; cela s’explique par ses contacts et ses amitiés avec de futurs formalistes comme Eichenbaum dans le vivier formaliste que fut le département des études romano-germaniques de l’Université de Saint-Pétersbourg avant 1914, mais aussi par son souci de théoriser la littérature à partir du romantisme allemand et du symbolisme russe. C’est dans sa grande période de collaboration avec les formalistes dans les années 1916-1921 qu’il écrit de solides ouvrages de stylistique et bâtit sa théorie des deux grands pôles poétiques universels à partir des critères formels de métaphore et métonymie. Son élection comme président de la Section des arts de la parole de l’Institut d’État d’histoire des arts en 1920 lui permet de fournir au formalisme la base institutionnelle et éditoriale dont celui-ci avait besoin et il a le souci de faire connaître les idées des formalistes en Allemagne. Mais Jirmounski va peu à peu s’éloigner du formalisme car il est trop conscient de la valeur du contenu dans l’œuvre littéraire ; il se rapprochera ensuite du marrisme, introduisant ainsi dans l’analyse des œuvres de la littérature orale une dimension sémantique et sociologique qui présente des convergences avec les idées du Cercle de Bakhtine.  « Viktor Žirmunskij (1891-1971) and Russian formalism » Owning an encyclopedic spirit, the Russian germanist and academic Žirmunskij has been an official companion of Russian formalists in the years 1910-1925 ; this is the consequence of his former contacts and friendships with future formalists as Èjxenbaum in the formalist breeding-ground of the Romano-Germanic section of Petersburg university before 1914, but also of his taste for literary theory applied to German Romantism and Russian Symbolism. During his great period of collaboration with formalists he writes solid works about stylistics and elaborates his own theory of both universal great poetic tendencies based on such formal principles as metaphor and metonymy. His election in 1920 as president of the Section for arts of voice within the State Institute for History of arts provides Formalists with the editorial and institutional base they needed ; meanwhile, he works to popularize Formalism in Germany. But further Žirmunskij will progressivly break with the Formalists because he could not really give up the idea of importance of meaning in literary works ; he will after adopt the main theories of marrism, introducing in this way a sociological and semantic touch in literary theory, which has something to do with the ideas of Baxtin’s Circle.  </description>
      <pubDate>mar., 27 nov. 2018 16:18:39 +0100</pubDate>
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      <title>Les problèmes formels dans la science russe de la littérature. (Traduction inédite par Roger Comtet) </title>
      <link>https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/968</link>
      <description>Indisponible  </description>
      <pubDate>mar., 27 nov. 2018 16:19:22 +0100</pubDate>
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    <item>
      <title>Le Cercle de Bakhtine et la méthodologie en science de la littérature dans les années 1920  </title>
      <link>https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/970</link>
      <description>Une méthode consiste en une suite de démarches concrètes qui mènent à un but précis. La méthodologie par contre est la critique des méthodes utilisées dans un domaine donné. En science de la littérature, la méthodologie n’implique pas seulement une discussion autour des moyens, mais aussi et surtout la définition des objectifs pouvant être considérés comme légitimes. Le Cercle de Bakhtine n’a développé aucune méthodologie explicite en science de la littérature. Néanmoins, deux livres importants sont apparus en réaction à la méthode formelle : La méthode formelle dans la science de la littérature. Introduction à une poétique sociologique [Formal’nyj metod v literaturovedenii] de Medvedev (1928) et Poétique de Dostoïevski [Problemy tvorčestva Dostoevskogo] de Bakhtine (1929). La méthode formelle elle-même est née à partir de la critique d’une méthode. Les travaux du Cercle de Bakhtine ont poursuivi ce tournant méthodologique en science de la littérature puisqu’ils n’ont pas simplement proposé une autre méthode mais ont réagi au formalisme entre autres pour des raisons méthodologiques. À partir d’une reconstruction des divergences entre les formalistes et le Cercle de Bakhtine, je me propose d’analyser le potentiel méthodologique des travaux de Bakhtine et Medvedev mentionnés ci-dessus.  (Trad. de l’allemand par Céline Letawe)  « Methodology of Literary Criticism in the Bakhtin-Circle » A method consists of several concrete steps towards a particular purpose. A methodology, however, is the critique of methods in a certain domain. In the domain of literary criticism, it is not only the adequate means, but also the feasible purposes, which are to be discussed methodologically. The Bakhtin Circle has not produced an explicit methodology of literary criticism. However, two books were written in reaction to the Formal Method : Medvedev’s Formal’nyj metod v literaturovedenii (1928) and Bakthin’s Problemy tvorčestva Dostoevskogo (1929). The Formal Method itself had emerged because of a methodologically motivated critique of the academic literary criticism. The works of the Bakthin Circle continued this methodological turn, since they did not merely propose a different method but advanced their critique of Formalism on methodological grounds. In my contribution, I shall try to reconstruct the reasons of this critique and analyse them with regard to their methodological value today.  </description>
      <pubDate>mar., 27 nov. 2018 16:19:59 +0100</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>La pluralité communicative comme élément constituant de l’œuvre littéraire narrative : l’actualité de Mikhaïl Bakhtine  </title>
      <link>https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/972</link>
      <description>Dans cet article, on aborde la constitution de l’œuvre littéraire narrative d’un point de vue théorico-textuel comme une construction qui repose sur un référent et une structure textuelle, respectivement situés dans les domaines sémantico-extensionnel et syntaxico-sémiotique et reliés à la sphère pragmatique. On considère que les êtres, les états, les processus, les actions et les idées constituent la série d’éléments de base dans le référent et dans la structure textuelle, et on considère que les personnages organisent l’ensemble dans sa totalité. La théorie de Bakhtine sur le plurilinguisme dans le roman est utilisée pour expliquer le rôle des personnages dans la construction littéraire narrative et, par conséquent, pour expliquer cette construction et la polyphonie est étudiée dans une perspective référentielle et textuelle lors de l’explication de la relation du texte à la société. L’apport de la polyphonie et du plurilinguisme est envisagé comme un outil de construction de la pluralité dans l’œuvre narrative comprise comme une série de mondes extensionnels et intensionnels des personnages, rendus manifestes dans la microstructure du texte. La convergence qui existe entre la théorie de Bakhtine et une explication théorico-textuelle de l’œuvre littéraire narrative corrobore l’actualité de Bakhtine. On propose ici un dialogue soutenu entre la théorie de Bakhtine et d’autres contributions théorico-littéraires comme l’une des clés possibles en vue d’une explication exhaustive de la littérature.  (Trad. de l’espagnol par Bénédicte Vauthier)  « Communicative plurality as constituent of literary narrative work : Mikhail Bakhtin’s currentness » This article deals with the constitution of literary narrative work, from a textual-theoretical point of view, as a construction consisting of referent and textual structure, placed respectively in the semantico-extensional and the syntactico-semiotic areas and connected with the pragmatic one. Beings, states, processes, actions and ideas are considered to be the set of basic elements in referent and textual structure, and characters are considered to organise the whole set. Bakhtin’s theory of plurilingualism in the novel is applied to explain the role of characters in literary narrative construction and, hence, to explain this construction, and polyphony is studied from a referential and textual perspective in the explanation of the relationship of the text and the society. The contribution of polyphony and plurilingualism is understood as a tool for building plurality in narrative as a set of extensional and intensional worlds of characters, which are manifested in the microstructure of the text. The confluence between Bakhtin’s theory and a textual-theoretical explanation of literary narrative work supports Bakhtin’s currentness. A sustained dialogue between Bakhtin’s theory and other contributions is proposed as one of the keys of a comprehensive explanation of literature.  </description>
      <pubDate>mar., 27 nov. 2018 16:20:35 +0100</pubDate>
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      <title>Bakhtine et Dostoïevski </title>
      <link>https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/4481</link>
      <pubDate>dim., 11 févr. 2024 09:37:52 +0100</pubDate>
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      <title>Le « carnaval lexical » de François Rabelais. Le livre de M.M. Bakhtine dans le contexte des discussions méthodologiques franco-allemandes des années 1910-1920 </title>
      <link>https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/974</link>
      <description>Dans son article, Irina Popova étudie la longue préhistoire du livre – à partir de l’étape de conception et création de l’essai – sur Rabelais datant de la fin des années 1930. Popova extrait le livre de Bakhtine du contexte des batailles méthodologiques des années 1960-1970 pour le ramener à son contexte originel : la philologie française et allemande du premier tiers du XXe siècle. L’intérêt de Bakhtine pour les œuvres de l’école de Karl Vossler, particulièrement pour celles de Leo Spitzer qui traitent de « la parole de l’Autre », date des années 1920. Et le travail de Bakhtine sur la sociologie du langage, écrit en collaboration avec Valentin Volochinov, atteste que le passage d’une attention à la problématique dialogique dans les romans de Dostoïevski aux interprétations de Rabelais a été déterminée par l’évolution de Bakhtine. Mots-clés : la vie et l’œuvre de Bakhtine, école de Vossler, étude de Rabelais, méthodologie des sciences philologiques, la réception des idées bakhtiniennes.  (Trad. du russe par Ekaterina Velmezova)  « “Lexical Carnival” of François Rabelais : M.M. Bakhtin’s book in the context of French and German methodological arguments of the 1910-1920s »  Irina Popova studies the long prehistory of the book – starting from the stage of conception and creation of the dissertation – on Rabelais at the end of the 1930s. Popova singles Bakhtin’s book out of the context of the methodological disputes of the 1960s-1970s to put it back into its original context : French and German philology during the first third of the 20th century. Bakhtin’s interest in the works of Karl Vossler’s school and especially in those of Leo Spitzer’s dealing with the issue of the « Other’s word » began in the 1920s. And Bakhtin’s work on the sociology of language written together with Valentin Voloshinov testifies to the fact that the switch from studying the dialogical issue of Dostoyevsky’s novels to interpretations of Rabelais was determined by Bakhtin’s development.  </description>
      <pubDate>mar., 27 nov. 2018 16:21:16 +0100</pubDate>
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      <title>Saussure, Volochinov et Bakhtine </title>
      <link>https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/981</link>
      <description>Dans le livreMarxisme et philosophie du langageV.N. Volochinov critique avec acharnement toute la conception linguistique de F. de Saussure, en accordant une attention particulière à la notion saussurienne de la langue. D’après Volochinov, la langue pour Saussure n’existe ni objectivement, ni subjectivement, n’étant rien d’autre qu’une abstraction utile pour certains buts pratiques (comme l’interprétation des textes ou l’apprentissage d’une langue étrangère). Cela est lié au fait que Saussure ne ferait aucune référence à la nature / essence (suščnost’) de la langue. La négation radicale des idées de Saussure et leur critique acharnée dans le livre de Volochinov ne peuvent être comparées qu’à la réception très négative de Saussure par le linguiste japonais M. Tokieda. Dans les travaux de Bakhtine écrits plus tard (« Du discours romanesque » [Slovo v romane], « Le problème des genres du discours » [Problema rečevyx žanrov]) l’attitude envers Saussure est autre : la conception saussurienne de la langue y est acceptée, même si elle est considérée comme insuffisante et même si, d’après Bakhtine, elle devrait être complétée par la théorie de l’énoncé (vyskazyvanie), ainsi que par la théorie des genres du discours (rečevye žanry). (Trad. du russe par Ekaterina Velmezova) Saussure, Voloshinov and Bakhtine In his bookMarxism and the Philosophy of LanguageV.N.Voloshinov severely criticizes F. de Saussure’s whole linguistic theory, paying particular attention to the Saussurean notion of langue. According to Voloshinov, language [langue] exists neither objectively, nor subjectively for Saussure, since it is nothing but an abstraction which proves useful to certain practical purposes (such as the interpretation of texts or foreign language learning for instance). It could be explained by the fact that Saussure had not spoken about the nature / essence [suščnost’] of language. Such radical negation of Saussurean ideas and their severe criticism in the book of Voloshinov could be compared only with a very negative reception of Saussure by Japanese linguist M. Tokieda. In Bakhtine’s later works (« Discourse in the Novel » [Slovo v romane], « The Problem of Speech Genres » [Problema rečevyx žanrov]) the attitude towards Saussure is different: Bakhtine accepts the Saussurean conception of language, even if he insists on the necessity to complete it by the theory of utterance [vyskazyvanie] and the theory of speech genres [rečevye žanry]. </description>
      <pubDate>mar., 27 nov. 2018 16:21:53 +0100</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>V.N. Volochinov et N.Ya. Marr sur les origines du langageVolochinov, origines du langage, mots primaires, histoire des idées sémantiques en URSS </title>
      <link>https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/993</link>
      <description>Dans la recherche est entreprise une analyse de l’article « Čto takoe jazyk ? » [Qu’est-ce qu’une langue ?] de V.N. Volochinov. Publié en 1930 et consacré, entre autres, aux problèmes de l’origine du langage, cet article contient de nombreux points d’intersection avec les théories linguistiques marristes. En entreprenant une analyse comparée des théories de Marr et de Volochinov, nous essayons de proposer une réponse à la question suivante : l’influence de Marr sur Volochinov était-elle directe ou faut-il plutôt parler d’un fond intellectuel commun sur lequel les théories des deux chercheurs soviétiques évoluaient? The problem of the origins of language in the works of V.N. Voloshinov and N.Ja. Marr This enquiry is an analysis of V.N. Voloshinov’s article « Čto takoe jazyk? » [What is a language?]. Written in 1930 and dealing with the problem of language origins, this article has many points in common with the linguistic theories of N.Ja. Marr. After comparing the approaches of Marr and Voloshinov with the problem of language evolution, an answer is proposed to the question whether Marr had a direct influence on Voloshinov or whether one should rather speak of a common intellectual background to their theories. </description>
      <pubDate>mar., 27 nov. 2018 16:22:34 +0100</pubDate>
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      <title>Alexandre Romm (1898-1943), lecteur du Marxisme et la philosophie du langage (1929) </title>
      <link>https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/998</link>
      <description>L’article se propose de revenir sur la recension inachevée du livre de Volochinov-Bakhtine, Le marxisme et la philosophie du langage (1929), écrite par Alexandre Romm (1898-1943) et publiée intégralement par A.L. Beglov et N.L.Vasilev dans la revue Philologica en 1995 (N°3-4).  Linguiste, traducteur et poète, frère aîné du réalisateur de cinéma, Alexandre Romm était un membre actif du Cercle Linguistique de Moscou (1915-1924) et avait entrepris, au début des années 1920, une traduction du Cours de linguistique (le projet n’aboutit pas). On comprend pourquoi il a pu être attiré par un ouvrage dont un axe était la critique de Saussure. Bien que parfois difficiles à interpréter, ses notes nous permettent de compléter le tableau de la réception de l’ouvrage de Volochinov-Bakhtine dans l’URSS de la fin des années 1920 (les recensions publiées sont au nombre de trois). Elles nous fournissent aussi des éléments pour cerner l’évolution de Romm dont la trajectoire, à compter des années 1930 jusqu’à son suicide au front en 1943, renferme encore des zones d’ombre.  </description>
      <pubDate>mar., 27 nov. 2018 16:23:12 +0100</pubDate>
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      <title>Le vécu de la langue dans la forme et la voix. Une approche avec Iakoubinski et Volochinov </title>
      <link>https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/999</link>
      <description>L’activité commune au sein d’une société est la perspective par le biais de laquelle Iakoubinski et Volochinov approchent le phénomène de la langue. L’activité langagière se montre sous diverses formes, sa diversité est déterminée – sociologiquement et psychologiquement – par la situation et ses interlocuteurs, et structurée par les types de leurs interactions. Cette approche conçoit une pluralité langagière, toujours exprimée par certaines formes. Chez Iakoubinski, ces formes doivent faire l’objet d’une analyse linguistique, et c’est bien cette analyse qui met à jour un mouvement de retrait et d’avance du « facteur proprement linguistique » à l’intérieur des formes exprimées. Comme Volochinov ne situe pas la « véritable substance de la langue » dans « un système abstrait de formes linguistiques » mais considère qu’elle est constituée par l’interaction verbale et réalisée à travers l’énonciation, le problème des formes de l’énonciation est pour lui tout à fait central. Son analyse démontre que ces formes sont – comme pour Iakoubinski – des formes dues au vécu commun, accomplies dans une situation concrète, saturées d’évaluations sociales et intimement liées à l’expérience dans le présent de la situation des interlocuteurs. En tant que forme, l’intonation est pour Volochinov de première importance dans la construction de l’énoncé intelligible, et par là, de la voix. La voix se retrouve chez Volochinov dans la conscience, étant donné que la structure de la réflexion est dialogale et se déroule à l’aide de deux voix. La voix exprime, indique, manifeste une certaine forme langagière d’une certaine façon ; elle fait partie intégrale des forme langagières, sans être une simple enveloppe. Nous proposons de développer le couple forme et voix pour penser les formes de l’activité langagière non seulement dans le domaine social et partagé mais aussi dans l’activité mentale de l’individu (sociale, non-partagée), arrivant ainsi au rôle que peut jouer la voix en tant que voix interne dans la conscience. The Experience of Language through Form and Voice. An Essay with Yakubinsky and Voloshinov Both Yakubinsky and Voloshinov aproach the phenomenon of language as activity within a society. In this perspective, verbal activity shows itself in diverse forms, in turn determined by the situation and its interlocutors, as well as structured by types of interactions. Plurality becomes a core notion in describing language, plurality expressing itself in certain forms. For Yakubinsky, these forms are to be linguistically analysed, and his analysis actually reveals a movement of back and forth within language: depending of the form, the « linguistic factor itself » can be more or less developped. As Voloshinov conceives the real substance of language not as system of abstracted forms but as constituted by verbal interaction and as realized in utterances, the issue of the form of the utterance is to him a core one. Voloshinov’s analysis demonstrates these forms as due to shared and lived experiences, accomplished in sociocultural determined situations and saturated by social evaluations. As form, intonation is to Voloshinov of primary importance for the construction of the utterance – and thus, voice. Voice is also found in consciousness, because of the dialogical structure of reflection, involving at least two voices. Voice indicates, expresses, and manifests a certain verbal form in a certain way, thus belonging to all verbal forms as integral part, by no means a mere envelope. The contribution will develop the notions of voice and form with the aim of conceiving verbal forms for the social and shared domain, as well as within the domain belonging to the individual’s mental activity (social but un-shared) ; this leads eventually to consider the role voice in consciousness. </description>
      <pubDate>mar., 27 nov. 2018 16:37:33 +0100</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Réfractions : polyphonie et dialogisme : deux exemples de reconfigurations théoriques dans les sciences du langage francophones  </title>
      <link>https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/1012</link>
      <description>La pénétration des concepts et notions élaborés au sein du cercle de Bakhtine dans le champ intellectuel français des années 1960 et 1970, plus particulièrement dans le domaine des sciences du langage se produit à travers différents filtres et médiations qui permettent de poser l’hypothèse de « lectures françaises » du théoricien soviétique. Partant de l’introduction dans le champ français des notions spécifiques de polyphonie et de dialogisme, nous focalisons notre attention sur deux théorisations linguistiques, de la polyphonie d’une part, par O. Ducrot, et du dialogisme d’autre part, par Jacqueline Authier. Nous posons comme hypothèse que la préférence terminologique est le reflet d’un choix théorique et d’un cadre général de pensée, pragmatique pour le premier, discursif pour la seconde.  « Refraction : polyphony and dialogism, two examples of theoretical configurations in francophone language studies » The acceptance of concepts and notions developed by the Bakhtin circle in the French intellectual field during the 60s and 70s, especially in language studies, takes place through different filters and mediations, which allow us to state the hypothesis of the « French lectures » of the soviet scholar. Our contribution seeks to describe two specific theoretical recontextualisations of the concepts of polyphony by Oswald Ducrot and the concept of dialogism by Jacqueline Authier. Our hypothesis is that the termonilogical choice reflects a certain theoretical approach and a general thinking pattern, pragmatical for the first, discursive for the second.  </description>
      <pubDate>mar., 27 nov. 2018 16:38:24 +0100</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Zsuzsa Hetényi (éd.),  Russica Hungarica, Issledovania po russkoj literature i kul’ture. Rusistika v Budapeštskom universitete, Budapest-Moskva, Vodolej Publishers, 2005, 247 p </title>
      <link>https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/1014</link>
      <description>Indisponible  </description>
      <pubDate>mar., 27 nov. 2018 16:39:12 +0100</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Jean Chappe d’Auteroche, abbé, Voyage en Sibérie, fait par ordre du roi en 1761, introd. et notes de Michel Mervaud, Oxford, Voltaire Foundation (Studies on Voltaire and the Eigteenth Century, 2004, 2 vol., XVI-6 </title>
      <link>https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/1015</link>
      <description>Indisponible  </description>
      <pubDate>mar., 27 nov. 2018 16:41:13 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/1015</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Z.K. Tarlanov, Izbrannye raboty po jazykoznaniju i filologii, Petrozavodsk, PetrGU, 2005, 783 p. </title>
      <link>https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/1016</link>
      <description>Indisponible  </description>
      <pubDate>mar., 27 nov. 2018 16:42:13 +0100</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Aldo Ferrari, La foresta e la steppa. Il mito dell’Eurasia nella cultura russa, Milano, Libri Scheiwiller, 2003, 338 p. </title>
      <link>https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/4483</link>
      <pubDate>dim., 11 févr. 2024 09:39:12 +0100</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Matthias Aumüller, Innere Form und Poetizität. Die Theorie Potebnjas in ihrem begriffsgeschichtlichem Kontext, Frankfurt am Main, Peter Lang, 2005, 283 p. </title>
      <link>https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/4484</link>
      <pubDate>dim., 11 févr. 2024 09:46:24 +0100</pubDate>
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