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    <title>Plasticité</title>
    <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/plasticite</link>
    <language>fr</language>
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      <title>« Une performance en-chantée pour Emma »</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/plasticite/1365</link>
      <description>Dire oui au projet Dès les premières évocations d’un spectacle en hommage à Emma, c’était pour nous une évidence de dire oui. Nous partagions tous des souvenirs avec elle : Nick Cave et la musique de la forêt pour Julien, les premières années de doctorat et les tortues pour Mylène. L’élaboration par Muriel d’une performance à la fois théâtrale, musicale et visuelle, un « perf’opéra » qui intègrerait les musiciens dans le jeu théâtral et la progression textuelle, l’implication du corps des musiciens alors interprètes-acteurs : quoi de plus pertinent pour rappeler tout le parcours des recherches d’Emma ? Notre confiance dans les projets fous et pluridisciplinaires de Muriel nous a embarqués dans les ambiances de la playlist d’Emma, pour une nouvelle recréation en performance, à partager musicalement avec nos collègues musiciens Frédéric et Stéphane.  Sur le travail musical Le travail collectif s’est naturellement réparti selon les envies de chacun pour la distribution des morceaux, avec Mylène pour l’organisation et le suivi des répétitions et du chant, Stéphane, Frédéric et Julien pour les accompagnements au clavier et voix. La richesse instrumentale et harmonique des chansons nécessitant l’apport d’une section rythmique de basse, guitare et batterie, ainsi que des voix de choristes, nous avons fait appel aux étudiants du Département de musique, qui ont fourni un travail important d’arrangement des partitions, de répétitions et de choix artistiques de réalisation. Ce travail, </description>
      <pubDate>jeu., 11 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Création hybride, œuvre hantée : dramaturgie(s) de Cinq Sortilèges pour Emma</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/plasticite/1355</link>
      <description>“There’s no limit inside There’s: Outside demands Requirements The etiquette The silhouettes But there’s no limit inside There’s: Ways of behaving Standard proceedings Formal dress codes Former speech modes There’s no limit inside1” The We Are Unique Ensemble,  For Emma for ever (2025) En écrivant Cinq Sortilèges pour Emma, il me semble que je voulais avant tout continuer à parler avec notre amie disparue. J’ai cru que ce serait possible en lui offrant une création nouvelle, vivante, partagée. J’ai tenté de faire apparaître, dans un premier temps sur le papier, un poème-partition déjà hybride, composite d’elle et de moi, mais aussi susceptible de s’ouvrir à de futur·es co-créateurices : acteurices, plasticien·nes, danseuse, musicien·nes, membres du chœur, membres du public... Mon fantasme d’échange poétique à deux est devenu la préfiguration d’une forme-événement polyphonique en son honneur.  Alors, dès l’été 2024, à l’écriture, puis pendant le processus de mise en corps et en matière de l’œuvre avec les autres créateurices, jusqu’au moment de la rencontre avec un public en mai 2025, j’ai travaillé au dialogisme : une relation libre, non hiérarchique et effective, entre les arts et entre les artistes, entre recherche et création, entre création et réception, entre elle et nous. J’ai écouté mon désir irrépressible de faire quelque chose pour elle et avec elle, précisément avec tout ce qu’elle m’avait laissé d’elle, mais aussi, peut-être, d’entendre le désir d’autres personnes </description>
      <pubDate>lun., 08 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Dans le frémissement des potions</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/plasticite/1171</link>
      <description>Entrer dans le sortilège Marisella : En entrant dans le perf‑opéra Cinq sortilèges pour Emma, je me sentais d’abord « invitée » au deuil des autres, témoin extérieur d’une perte qui n’était pas directement la mienne. Au fil des représentations, quelque chose s’est pourtant déplacé : mon propre deuil, plus ancien et diffus, a trouvé une nouvelle prise. Le rituel du laboratoire, fioles fumantes, breuvage en préparation, gestes précis ou maladroits de nos corps en mouvement, m’a fait envisager le deuil comme un processus actif, un terrain où l’on agit, où l’on fabrique ensemble des formes provisoires d’absence. Dans cet espace hétérotopique qui déplace les normes de l’espace et du temps, je me découvre à la fois participante et observatrice. En tant que chercheuse-créatrice je regarde comment le milieu de présence que nous composons, lumières, sons, fumées, textures, ouvre la possibilité d’autres façons de porter et de transformer le manque. C’est là que se cristallisent les questions de cet article : que peut la performance pour le deuil, que fabrique‑t‑elle entre artistes et publics, et jusqu’où ce qui se vit sur scène peut‑il réellement se traduire en récit ? Anne-Charlotte : Nous portons toutes et tous le rêve impossible de retenir l’odeur des personnes disparues, de conserver en nous un fragment minuscule d’elles, quelque chose qui pourrait encore revenir un instant. Dans le petit laboratoire que nous formions à trois, avec Marisella et Pauline, il ne s’agissait pas de prés</description>
      <pubDate>ven., 05 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Remerciements</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/plasticite/1348</link>
      <description>Les co-éditrices de la revue Plasticité, Valérie Dupuy et Mireille Raynal-Zougari, souhaitent remercier les personnes qui ont contribué à la constitution de ce numéro très particulier, consacré à notre collègue, amie, enseignante partie trop tôt, Emma Viguier, Maîtresse de conférences en Arts Plastiques.  Nous sommes très touchées que cette « perf-opéra » ait été confiée à la revue Plasticité, et nous avons mis tout notre soin à élaborer l’édition de ce numéro comprenant des textes de témoignages, des textes de création, des photos et des vidéos illustrant un travail intermédial et collectif, signifiant cet ensemble de forces qui ont rayonné autour du souvenir d’Emma Viguier, elle-même rayonnante, source d’inspiration, et désormais présente dans les traces qu’elle laisse. « Quelque chose continue1 » et ne s’achève pas, commence.  Nous tenons particulièrement à remercier Muriel Plana et Camille Dekeyser, initiatrices, directrices et maîtresses d’œuvre de cette création en hommage à Emma Viguier. Chacun sera sensible, en prenant connaissance de la revue, à la générosité des directrices et de leur implication à la fois artistique et humaine. Nous remercions aussi Eliott Devos, Moniteur étudiant à la Bibliothèque Universitaire Centrale, qui s’est beaucoup investi dans l’édition de ce numéro et a permis, par son aide, que ce numéro de forme complexe sorte dans des délais courts. Emma Viguier a été la directrice d’Eliott Devos en Master CARMA. Leur dialogue continue ainsi par le tr</description>
      <pubDate>mer., 03 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Sortilège 1. L’éveil de la sorcière</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/plasticite/1344</link>
      <description> [Fig. 1] La Femme en rouge danse « Wuthering Heights » dans Cinq Sortilèges pour Emma. © Paul ROQUECAVE Texte-trame et mise en espace-temps : Muriel Plana Avec Sorcière 1 : Camille Dekeyser Sorcière 2 : Lucie Dumas Sorcière 3 : Carole Hurtado Inquisiteurice (Nicole Traçons-Fuyons) : Christine Macías La femme en rouge : Pauline Boschiero (danse), Carolina Moreno (lecture), Mylène Dubiau (chant) Autres sorcières et chœur : Patrick Barrès (arts plastiques), Anne Charlotte Baudequin (design), Nell Boblin (licence de musique, chant, piano), Sandra Bort (chœur, responsable administrative du laboratoire), Alexandre Ducroz (licence de musique, piano), Stéphane Escoubet (musique, piano), Ethan Farges (licence de musique, basse), Carole Fillière (arts plastiques), Julien Garde (chœur, musique, piano), Alister MacKay (licence de musique, batterie), Pauline Muñoz (design), Marisella Pacheco (design), Raphaël Pigeat (arts plastiques), Clémentine Pont (licence de musique, chant), Frédéric Sounac (musique, chant), Delphine Talbot (chœur, arts plastiques), Emma-Eileen Valca (arts plastiques), Aline Wiame (chœur, lecture), Iris Zenone (licence de musique, guitare). Sortilège 1. L’éveil de la sorcière Grand espace d‘abord uniquement peuplé de corps : des Sorcières endormies qui vont se réveiller1.  Des Sorcières Éveillées entrent avec des cartons pleins et les posent aux limites de l’espace. L’une d’elle est déguisée en Inquisiteurice.  La mise en place de la création-exposition-rituel commen</description>
      <pubDate>jeu., 21 mai 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Sortilège 2. Le rituel</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/plasticite/1303</link>
      <description>Des cartons, on sort plein de choses, dont des cordes, des fils, des objets, des matières, des œuvres déjà prêtes à être exposées.  Sorcière 1, Sorcière 2, Sorcière 3, et les Autres Sorcières installent ces choses dans l’espace…  Certaines commencent à bricoler. D’autres continuent à déplacer des choses, à entrer, à sortir de l’espace. Sorcière 1 trace un cercle invisible et commence le rituel…   [Fig. 8] « Le Cercle ». La Sorcière 1 trace le cercle invisible sous le regard des autres sorcières. Cinq Sortilèges pour Emma, Le Tube de la Fabrique, 14 mai 2025. © Paul ROQUECAVE Les autres paressent, vont et viennent, ou commencent des œuvres à leur gré (sauf Sorcière 2 et Sorcière 3 qui entourent Sorcière 1 et l’observent en train de faire des exercices mystico-corporels). Sorcière 1 – L’implication du corps de la sorcière dans le « faire sorcellerie » est une chose évidente. Sorcière 2 – Évidente. Sorcière 3 – Évidente…  Sorcière 1 – Mais dans la recherche… Sorcière 2 – Ah là là… Dans la recherche ? Pas évident. Sorcière 3 – Pas évident du tout ! Y a des normes, des logiques, des plans, des standards… Sorcière 1 – Pfff… Sorcière 2 – Dans l’art aussi, je veux dire dans « le faire sorcellerie », des normes, il y en a…  Sorcière 3 – Il faut avoir du rendement et de l’impact. (Elle sort son ordinateur). Il faut être rentable. Temps.  [Fig. 9] Le premier cheveu coupé en quatre. La Sorcière 2 tend « Le premier cheveu coupé en quatre » à la Sorcière 1. Cinq Sortilèges pour Emma, Hall </description>
      <pubDate>mer., 13 mai 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Sortilège 3. Nicole TF ou le cauchemar vivant</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/plasticite/1307</link>
      <description> [Fig. 21] « Processus ». Où l’on voit Emma-Aileen en pleine création. Cinq Sortilèges pour Emma, Le Tube de la Fabrique, 14 mai 2025. © Paul ROQUECAVE L’atelier et le bureau sont un même espace. L’installation des choses (ou « perf-opéra » ou « expopéra ») progresse. Mais ce n’est qu’une impression. Les objets sont changés de place en permanence. Le chaos est indescriptible. Quoi qu’on fasse, il y a des obstacles.  Mais les obstacles, parfois, peuvent eux-mêmes se prendre les pieds dans les fils de la toile-étoile et glisser dans un trou noir… Le rituel continue : élaboration de potions, d’œuvres, tissage, incantations… L’Inquisiteurice Nicole TF s’avance vers la Sorcière 1, la Sorcière 2, la Sorcière 3, occupées à peindre ou à dessiner... Elle jauge la Sorcière 1 en prenant des notes.  [Fig. 22] Le parapluie MIACRU. L’inquiétante arrivée de l’Inquisiteurice dans le couloir qui unit l’ancienne MDR à la nouvelle, avec son parapluie MIACRU. Cinq Sortilèges pour Emma, Hall de la Maison de la Recherche, 5 mai 2025. © Paul ROQUECAVE L’Inquisiteurice Nicole TF – Je dirais : une universitaire déguisée en sorcière ? Sorcière 1– Pffff. L’Inquisiteurice Nicole TF – Je dirais : une sorcière qui se prend pour une universitaire ?  Sorcière 1 – Pffff.  L’Inquisiteurice Nicole TF – Pourquoi cette tenue extravagante, voire décadente, et toute sale en plus ? Sorcière 1 – Pour ma recherche… Mon corps est engagé. Mais qui êtes-vous, Madame ? L’Inquisiteurice Nicole TF – (à part) Quand je chass</description>
      <pubDate>mer., 13 mai 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Sortilège 4. L’invocation</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/plasticite/1308</link>
      <description> [Fig. 36] « Le texte d’Emma, tombé du 4e étage ». Cinq Sortilèges pour Emma, Hall de la Maison de la Recherche, 5 mai 2025.  © Florence BENOÎT  [Fig. 37] J’aime qu’une œuvre soit un parcours. « Le texte d’Emma, tombé du 4e étage, est ramassé et lu à haute voix par Carolina ». Cinq Sortilèges pour Emma, Hall de la Maison de la Recherche, 5 mai 2025.  © Paul ROQUECAVE Nicole – Dès que je me retrouve seule, le diable vague dans mon âme…  The Devil (PJ Harvey)  Une voix– As soon as I am left alone The devil wanders into my soul  Deux voix - And I pretend to myself I pretend to myself  Une voix– I go out to the old mile-stone Insanely expecting you to come there Knowing  Deux voix – that I wait for you there (2x)  Une voix – Come, come, come here at once (et chœur) Come, come on a night with no moon  Deux voix – Because all of my being is now in pining All of my being is now in pining1  Nicole – Viens, viens, viens là sans délai, viens, viens par une nuit sans lune, parce que tout de mon être est en train de dépérir, tout mon être dépérit...  Une voix – What finally cheered me now seems Deux voix - Insignificant, insignificant  [Fig. 38] Jouer et chanter The Devil. Cinq Sortilèges pour Emma, Le Tube de la Fabrique, 14 mai 2025.  © Paul ROQUECAVE Sorcière 1 – Si ce qui vous comblait vous semble maintenant insigni-flan, pardon, insignifiant, avancez, Nicole... Le chœur – Prenez la passerelle avec nous. Sorcière 3 – Répétez la pièce. Sorcière 1 – Apparaissez et disparaissez. Sorcièr</description>
      <pubDate>mer., 13 mai 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Sortilège 5. La Revenante</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/plasticite/1309</link>
      <description> [Fig. 42] Navire-fantôme. Où l’on voit Raphaël œuvrer dans le « paysage étrange » et construire, peut-être, un « navire-fantôme ». Cinq Sortilèges pour Emma, Hall de la Maison de la Recherche, 5 mai 2025.  © Paul ROQUECAVE L’installation est devenue un labyrinthe. Un paysage étrange. Un navire-fantôme.  Ici et là, des végétaux, des animaux, des humains, des spectres, des œuvres.  Tout le monde patine dans ce no man’s land. On chute. On se relève. On se tient la main pour avancer. On fait des « tas ». On mange. On boit. On regarde. On découvre. Nicole – Où suis-je ? Sorcière 2 – Où le fantôme de la maison nous a téléportées : à l’intérieur même du paradigme de la glissade.  Nicole – Ce n’est pas très défini comme espace-temps. Sorcière 3 – Rêves, rêves, rêves…  Nicole – Pas très stable... Sorcière 2 – C’est que nous naviguons en ce moment dans l’interstice flottant entre deux fragments de cheveux. Ah là là, vous nous faites un malaise…  Sorcière 3 – Votre teint a viré au vert… Nicole – J’ai le vertige… Peut-être même le mal de mer… Sorcière 1 – Cherchez à trouver l’équilibre entre l’équilibre et le déséquilibre, et ça va passer.  Sorcière 3 – Plongez directement dans le trou noir, et ça ira mieux !  Sorcière 2 – Un paradigme, ça s’apprivoise. Habitez-le avec grâce ou caressez-le comme un chat… Temps. Nicole – Alors, on n’est pas à l’université ? Sorcière 3 – On y est toujours un peu, mais on n’y est plus vraiment. Nicole – On ne serait pas au théâtre par hasard – ce piège ? S</description>
      <pubDate>mer., 13 mai 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Deuiller</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/plasticite/1312</link>
      <description>Jouer à des jeux de ficelles, c’est faire passer des connexions qui importent. C’est aussi raconter des histoires en mêlant nos mains, nos doigts, nos points d’attache. C’est enfin élaborer les conditions d’un épanouissement dans la finitude, sur notre planète, la Terre, Terra. Les jeux de ficelles exigent qu’on accepte de recevoir et de transmettre1. Deuiller : le glissement du substantif vers l’infinitif marque une tentative de réinscription du deuil dans le champ de la pensée, non plus comme état qui nous traverse, mais comme processus actif, opératoire, à même de nous permettre de le comprendre et de l’assimiler. Ce déplacement morphologique – du nom à l’infinitif – ouvre un espace pour une conceptualisation du deuil comme pratique de subjectivation. Gilles A. Thiberghien a fait de ce glissement la possibilité d’une théorisation, la construction d’une terminologie à la place d’un manque, celui de vivre l’amitié. Comme il le précise, nous « n’avons pas de verbe qui soit à l’amitié ce qu’aimer est à l’amour de sorte que la spécificité de cette relation s’est progressivement perdue 2 ». Par ce manque, par cette absence de verbe – pour dire l’amitié vécue, dans la langue française –, se traduit un déficit symbolique profond : la disparition de la spécificité de ce lien, de sa performativité propre, de sa capacité à structurer une forme relationnelle. Ce manque s’aggrave encore lorsqu’il s’agit d’en penser la perte. Car si l’amitié ne dispose pas de verbe, le deuil d’une amiti</description>
      <pubDate>mer., 13 mai 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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