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    <title>aeronautical propaganda</title>
    <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/nacelles/468</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>La rhétorique fasciste du sacrifice et la commémoration des aviateurs</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/nacelles/456</link>
      <description>La solitude aristocratique de l’aviateur et l’imaginaire chevaleresque qui l’accompagne sont au cœur du récit de la guerre aérienne à l’usage du grand public diffusé pendant la Première Guerre mondiale dans tous les pays belligérants. En Italie au lendemain du conflit, le fascisme s’inspire de ce paradigme pour élaborer un rituel du sacrifice et de la commémoration qui s’inscrit dans le projet de création d’un homme nouveau. Ce culte funèbre a une double origine : la propagande nationaliste bâtie par la presse française autour de la figure héroïque de Georges Guynemer ; les oraisons funèbres composées par le poète-soldat Gabriele D’Annunzio en l’honneur de pilotes militaires italiens, en particulier de l’as transalpin Francesco Baracca. Sur ce substrat idéologique et rhétorique, le régime fasciste fonde une triple liturgie. Sous la houlette du hiérarque aviateur Italo Balbo, sous-secrétaire d’État puis ministre de l’Aéronautique (1926-1933), il s’attache d’abord à célébrer le mépris du risque de pilotes morts dans des raids aériens, auxquels il fait de grandioses funérailles publiques. La guerre d’agression contre l’Éthiopie déclenchée en 1935 est ensuite l’occasion de diffuser une véritable mystique de l’imitation et de la vengeance des quelques aviateurs péris en opérations. Parallèlement, à partir de 1931 se développe une pédagogie du deuil qui prête au Duce Mussolini le don thaumaturgique d’effacer la souffrance des parents d’aviateurs défunts, dans le cadre de manifestations spectaculaires de force collective de l’armée de l’air italienne où le sacrifice individuel est présenté comme la condition de la perpétuation de la communauté nationale. The aristocratic loneliness of the aviator and its brave imaginary were at the heart of the story of air warfare for the broad public during the First World War in all belligerent countries. In the aftermath of the conflict, this paradigm inspired fascism in Italy and contributed to develop a ritual of sacrifice and commemoration that was part of the project to create a “new man”. This funeral cult had a dual origin: the nationalist propaganda built by the French press around the heroic figure of Georges Guynemer; the funeral orations composed by the poet-soldier Gabriele D'Annunzio in honor of Italian military pilots, especially the transalpine flying ace Francesco Baracca. With this ideological and rhetorical background, the fascist regime founded a triple liturgy. Under the leadership of Aviator Hiero Balbo, Under-Secretary of State and Minister of Aeronautics (1926-1933), it first began to celebrate fallen pilots’ contempt for death in air raids, and made for them great public funerals. The war of aggression against Ethiopia (1935) became an opportunity to spread a genuine mysticism of imitation and revenge of the few airmen who perished in these operations. From 1931 onwards, a mourning pedagogy was thereby developed, which gave to Mussolini an almost thaumaturgical gift of erasing the deceased airmen parents’ suffering, in the context of spectacular demonstrations enhancing the collective force of the Italian Air Force, where individual sacrifice was presented as the condition of the perpetuation of the national community. </description>
      <pubDate>mar., 19 juin 2018 14:28:28 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 20 juin 2018 11:52:51 +0200</lastBuildDate>
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