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    <title>culture aérienne</title>
    <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/nacelles/459</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>French Air Power through the lenses of speculative fiction (1783‑1930)</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/nacelles/2237</link>
      <description>This article studies early French aeronautical speculative fictions in relation to the theme of French Air Power from the invention of balloons in the 1780s to the aftermath of World War I. In the era of the French Revolution, a handful of authors saw balloons as paving the way for a world ridden of borders, war and famine. This militant discourse coalesced into the attempts of the Revolution’s armies towards using balloons on the battlefield, in vain. Decades later, the experiments of Henry Giffard sparked a new generation of airminded authors, many of which would advocate for the developments of heavier‑than‑air flying devices. A turning point was the 1870 Siege of Paris, which subsequently prompted the French military to develop flying devices. Jules Verne or other authors of his generation would then follow closely the progress leading to the invention of airships and airplanes, often writing to extrapolate and speculate on future usages of flying machines in a fast‑changing world. In the 1890s‑1900s, airships and airplanes had become frequent popular literary devices, with a new vein of speculative fictions written by military officers, with more precise ideas and recommendations towards their use in a future war. The bases of a french air force had thus be laid by a handful of visionaries when World War I started, catalyzing the advancement of airplanes. After the war, speculative fictions of aeronautics would evolve into either generic entertainment or reflexions on national air strategies. Cet article étudie les fictions spéculatives traitant d’aéronautique en relation au thème de la puissance aérienne française, de l’invention des ballons dans les années 1780 à l’entre‑deux‑guerres. Pendant la Révolution française, plusieurs auteurs imaginèrent que les ballons permettraient de débarrasser le monde des frontières, de la faim et de la guerre. Ce discours militant se retrouva autour des tentatives de la première République pour employer les ballons sur le champ de bataille, en vain. Des décennies plus tard, les expériences d’Henry Giffard attirèrent l’intérêt d’une nouvelle génération d’auteurs intéressés à l’aéronautique et la dirigibilité des ballons. Une nouvelle étape fut franchie avec le Siège de Paris de 1870, qui ressuscita l’intérêt de l’armée française pour les machines volantes. C’est dans ce contexte que Jules Verne et d’autres auteurs de sa génération allaient suivre de près les progrès qui mèneraient à l’invention du dirigeable et de l’avion, à travers des écrits extrapolant et spéculant sur les usages futurs des appareils volants. Dans les années 1890‑1900, les machines volantes devinrent de plus en plus présentes dans la littérature populaire, coïncidant avec une vogue de fictions spéculatives écrites par des officiers militaires et comprenant des idées et recommandations précises pour l’usage d’avions et dirigeables dans une guerre future. Lorsque commence la Première Guerre mondiale, les bases intellectuelles d’une force aérienne française avaient ainsi été posées par un nombre restreint de visionnaires, permettant une accélération formidable du progrès aéronautique. Après la guerre, les fictions spéculatives aéronautiques se mettent à évoluer entre divertissement de plus en plus générique et réflexions sur la stratégie aérienne nationale. </description>
      <pubDate>lun., 03 juin 2024 10:46:26 +0200</pubDate>
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      <title>La rhétorique fasciste du sacrifice et la commémoration des aviateurs</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/nacelles/456</link>
      <description>La solitude aristocratique de l’aviateur et l’imaginaire chevaleresque qui l’accompagne sont au cœur du récit de la guerre aérienne à l’usage du grand public diffusé pendant la Première Guerre mondiale dans tous les pays belligérants. En Italie au lendemain du conflit, le fascisme s’inspire de ce paradigme pour élaborer un rituel du sacrifice et de la commémoration qui s’inscrit dans le projet de création d’un homme nouveau. Ce culte funèbre a une double origine : la propagande nationaliste bâtie par la presse française autour de la figure héroïque de Georges Guynemer ; les oraisons funèbres composées par le poète-soldat Gabriele D’Annunzio en l’honneur de pilotes militaires italiens, en particulier de l’as transalpin Francesco Baracca. Sur ce substrat idéologique et rhétorique, le régime fasciste fonde une triple liturgie. Sous la houlette du hiérarque aviateur Italo Balbo, sous-secrétaire d’État puis ministre de l’Aéronautique (1926-1933), il s’attache d’abord à célébrer le mépris du risque de pilotes morts dans des raids aériens, auxquels il fait de grandioses funérailles publiques. La guerre d’agression contre l’Éthiopie déclenchée en 1935 est ensuite l’occasion de diffuser une véritable mystique de l’imitation et de la vengeance des quelques aviateurs péris en opérations. Parallèlement, à partir de 1931 se développe une pédagogie du deuil qui prête au Duce Mussolini le don thaumaturgique d’effacer la souffrance des parents d’aviateurs défunts, dans le cadre de manifestations spectaculaires de force collective de l’armée de l’air italienne où le sacrifice individuel est présenté comme la condition de la perpétuation de la communauté nationale. The aristocratic loneliness of the aviator and its brave imaginary were at the heart of the story of air warfare for the broad public during the First World War in all belligerent countries. In the aftermath of the conflict, this paradigm inspired fascism in Italy and contributed to develop a ritual of sacrifice and commemoration that was part of the project to create a “new man”. This funeral cult had a dual origin: the nationalist propaganda built by the French press around the heroic figure of Georges Guynemer; the funeral orations composed by the poet-soldier Gabriele D'Annunzio in honor of Italian military pilots, especially the transalpine flying ace Francesco Baracca. With this ideological and rhetorical background, the fascist regime founded a triple liturgy. Under the leadership of Aviator Hiero Balbo, Under-Secretary of State and Minister of Aeronautics (1926-1933), it first began to celebrate fallen pilots’ contempt for death in air raids, and made for them great public funerals. The war of aggression against Ethiopia (1935) became an opportunity to spread a genuine mysticism of imitation and revenge of the few airmen who perished in these operations. From 1931 onwards, a mourning pedagogy was thereby developed, which gave to Mussolini an almost thaumaturgical gift of erasing the deceased airmen parents’ suffering, in the context of spectacular demonstrations enhancing the collective force of the Italian Air Force, where individual sacrifice was presented as the condition of the perpetuation of the national community. </description>
      <pubDate>mar., 19 juin 2018 14:28:28 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 20 juin 2018 11:52:51 +0200</lastBuildDate>
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