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    <title>Anticipations rationnelles. Étudier les spéculations sérieuses et les futurs possibles du vol humain</title>
    <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/nacelles/1902</link>
    <category domain="http://interfas.univ-tlse2.fr/nacelles/71">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>jeu., 21 mars 2024 10:23:10 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>ven., 07 juin 2024 16:06:40 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Entre science et fiction : les architectures de la conquête spatiale (1957‑1986) </title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/nacelles/1930</link>
      <description>La conquête spatiale a inondé tous les domaines de la création. L’impact culturel sur l’architecture, construite ou non, a été étudié de 1957 (lancement de Spoutnik I) à 1986 (destruction de Challenger), principalement en Amérique du Nord. Je me suis d’abord intéressée à la manière dont les architectes ont exploité l’idée de l’Espace au travers de projets à fort enjeu de prestige (pavillons d’exposition) ou de bâtiments à thème spatial (aérospatiale, musées). J’ai ensuite mesuré l’impact du spatial et de l’architecture sur l’imaginaire collectif à partir de l’étude de publications architecturales, d’œuvres de fiction, d’architectures de loisirs (parcs Disney) et de projets prospectifs (projets de stations spatiales). Ces analyses ont montré l’existence d’une architecture du Space Age diverse, composée de formes spécifiques (soucoupes par exemple), inspirée par les technologies dérivées du spatial et dominée par la tension entre science et fiction. The space conquest has flooded all areas of creativity, including architecture. The cultural impact on architecture, built or otherwise, has been studied from 1957 (launch of Sputnik I) to 1986 (the Challenger disaster), mainly in North America. The first hypothesis was that architects exploited the idea of outer space and tried to find related opportunities in projects with high prestige stakes (Expo pavilions) or in space themed buildings (aerospace, museums). The second hypothesis related to outer space and architecture’s impact on collective imaginations through the study of architectural literature, works of fiction, leisure architecture (Disney parks) and prospective projects (space stations projects). This led to the conclusion of the existence of a diverse Space Age architecture composed of selected forms (e.g., saucers), inspired by technologies derived from outer space exploration and dominated by the tension between outer space science and fiction. </description>
      <pubDate>jeu., 21 mars 2024 10:48:01 +0100</pubDate>
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      <title>X‑15 et droit de l’espace : l’imaginaire technoscientifique dans la doctrine juridique spatiale des années 1950 et 1960 </title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/nacelles/1951</link>
      <description>Le développement de l’avion supersonique X‑15 interroge les premiers principes posés par les juristes du droit de l’espace : cet « avion‑fusée » perturbe les tentatives d’établir une limite fixe entre espace aérien et espace extra‑atmosphérique, de même qu’il trouble la distinction entre aéronef et astronef. Pour ces juristes imprégnés d’un imaginaire technoscientifique, qu’ils développent d’autant plus qu’ils fréquentent assidûment la communauté astronautique et y développe leur communauté, cet engin incarne le futur de l’exploration spatiale. Il devient dès lors impérieux pour le droit de l’espace d’anticiper les futurs technologiques de la conquête spatiale. La doctrine du droit de l’espace, loin d’être un contre‑discours humaniste aux projets spatiaux, apparait alors comme un avatar de cet imaginaire technoscientifique qui soutient et sous‑tend la conquête spatiale. The development of the X‑15 supersonic aircraft called into question the first principles laid down by space lawyers: this “rocket plane” disrupted attempts to establish a fixed boundary between airspace and outer space, as well as it disrupted the distinction between aircraft and spacecraft. For these lawyers, impregnated with a techno-scientific imagination, which they developed all the more as they assiduously frequented the astronautical community and developed their community there, the X‑15 embodied the future of space exploration. It was therefore essential for space law to anticipate the technological future of the conquest of space. The doctrine of space law, far from being a humanist counter‑discourse to space projects, appeared to be an avatar of the techno‑scientific imaginary that supported and underpinned the conquest of space. </description>
      <pubDate>jeu., 21 mars 2024 10:53:29 +0100</pubDate>
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      <title>La fusée comme mirage dans la conquête de l’aérien postal en France au milieu du xxe siècle </title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/nacelles/2006</link>
      <description>Le transport postal a conquis l’intégralité des aires utilisables à la circulation de l’information. Au xxe siècle, l’espace aérien a constitué un nouvel eldorado de desserte et de vitesse que les opérateurs postaux ont exploré dans la plupart des pays occidentaux en partenariat avec le monde aéronautique. Premier né, l’avion s’est installé comme un moyen de liaison à grand rayon d’action permettant de soutenir la demande portant sur un courrier mondialisé. Quasiment dans son sillage, la fusée, et notamment ses premières évolutions inspirées de la balistique et des technologies militaires, a fait naître le mirage d’un transport des lettres, à la fois domestique et transnational, à très haute vitesse. En France, le moment « fusée postale » émerge de collaborations technologiques entre Postes et Télécommunications au sein du ministère des PTT. Il ne tient que quelques années au début de la décennie 1960, avant de disparaître, pour l’Hexagone et ses extensions européennes, face à l’impossible surcoût financier requis. Postal transport has conquered all the areas available for the circulation of information. In the 20th century, airspace constituted a new El Dorado of services and speed that postal operators explored in most Western countries in partnership with the aeronautical industry. The first born, the plane established itself as a means of communication with a long range of action to support the demand for globalized mail. Almost in its wake, the rocket, particularly its first developments inspired by ballistics and military technologies, gave rise to the mirage of the transport of letters, both domestic and transnational, at a very high speed. In France, the “postal rocket” moment emerges from technological collaborations between Posts and Telecommunications within the ministry of PTT. It lasted only a few years at the start of the 1960s, before disappearing, for its internal borders and its European extensions, facing the impossible additional financial costs required. </description>
      <pubDate>mer., 22 mai 2024 15:42:53 +0200</pubDate>
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      <title>Le général Armengaud, l’anticipation d’une nouvelle forme de guerre et la tentative inaboutie d’un renouvellement doctrinaire pour l’Armée de l’air </title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/nacelles/2208</link>
      <description>Officier français du xxe siècle, le général Paul Armengaud est l’un des principaux théoriciens de l’emploi de l’aviation militaire durant l’entre‑deux‑guerres et une des figures à l’origine de la naissance de l’Armée de l’air.   Ayant combattu dans les rangs de l’aéronautique militaire pendant la Grande Guerre et la guerre du Rif, il développe au travers de plusieurs écrits une réflexion sur l’emploi des forces aériennes grâce à sa propre expérience du feu. Ses idées se démarquent de celles en vogue comme le bombardement stratégique ou l’aviation de coopération. A contrario, il prône une aviation autonome tout en soulignant l’impératif d’une coopération entre forces aériennes et troupes mécanisées. Pour ce faire, le général Armengaud défend l’idée d’une Armée de l’air indépendante et en devient le principal penseur et promoteur auprès des autorités politiques notamment Paul Painlevé, ministre de l’Air, qu’il sert en dirigeant son cabinet militaire (1931‑1932). Ses fonctions de commandant du Centre d’études de l’Armée de l’air en 1933 lui permettent aussi de diffuser sa thèse auprès des officiers en formation. Cependant, malgré une pensée visionnaire, celui‑ci, comme d’autres penseurs de son époque, ne disposait pas des moyens nécessaires pour la mettre en œuvre. De plus, les postes importants qu’il a occupés ne l’ont pas empêché de rester un personnage de l’ombre avec une doctrine marginale. Rayé des cadres au lendemain de la bataille de France, il demeure encore une des grandes figures oubliées de l’Armée de l’air et de l’espace. French officer of the 20th century, general Paul Armengaud is one of the main theorists of the use of military aviation during the interwar period and one of the figures to the origin of the birth of the French Air Force.   Having fought in the ranks of the military aviation during the Great War and during the Rif War, he develops through several writings a thought on the use of air power thanks to his own experience of war. His ideas stand out from those popular such as strategic bombing or cooperative aviation. Conversely, he advocates a autonomous aviation while emphasizing the imperative for cooperation between air forces and mechanized troops. Thus, general Armengaud defends the idea of an independent air force and became its main thinker and promoter with the politicak authorities like Paul Painlevé, Air minister, whom he serves by leading his military cabinet (1931‑1932). His functions as commander of the Air Force Study Center in 1933 also allow him to disseminate his thesis to the cadets. Despite a visionary thought, Armengaud like other thinkers of his time, did not have the necessary means to implement it. Moreover, the important positions he held occupied did not prevent him from remaining a marginal theorist. Removed from the ranks following the Battle of France, he still remains one of the great forgotten figures of the French Air Force. </description>
      <pubDate>lun., 27 mai 2024 12:00:04 +0200</pubDate>
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      <title>French Air Power through the lenses of speculative fiction (1783‑1930) </title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/nacelles/2237</link>
      <description>This article studies early French aeronautical speculative fictions in relation to the theme of French Air Power from the invention of balloons in the 1780s to the aftermath of World War I. In the era of the French Revolution, a handful of authors saw balloons as paving the way for a world ridden of borders, war and famine. This militant discourse coalesced into the attempts of the Revolution’s armies towards using balloons on the battlefield, in vain. Decades later, the experiments of Henry Giffard sparked a new generation of airminded authors, many of which would advocate for the developments of heavier‑than‑air flying devices. A turning point was the 1870 Siege of Paris, which subsequently prompted the French military to develop flying devices. Jules Verne or other authors of his generation would then follow closely the progress leading to the invention of airships and airplanes, often writing to extrapolate and speculate on future usages of flying machines in a fast‑changing world. In the 1890s‑1900s, airships and airplanes had become frequent popular literary devices, with a new vein of speculative fictions written by military officers, with more precise ideas and recommendations towards their use in a future war. The bases of a french air force had thus be laid by a handful of visionaries when World War I started, catalyzing the advancement of airplanes. After the war, speculative fictions of aeronautics would evolve into either generic entertainment or reflexions on national air strategies. Cet article étudie les fictions spéculatives traitant d’aéronautique en relation au thème de la puissance aérienne française, de l’invention des ballons dans les années 1780 à l’entre‑deux‑guerres. Pendant la Révolution française, plusieurs auteurs imaginèrent que les ballons permettraient de débarrasser le monde des frontières, de la faim et de la guerre. Ce discours militant se retrouva autour des tentatives de la première République pour employer les ballons sur le champ de bataille, en vain. Des décennies plus tard, les expériences d’Henry Giffard attirèrent l’intérêt d’une nouvelle génération d’auteurs intéressés à l’aéronautique et la dirigibilité des ballons. Une nouvelle étape fut franchie avec le Siège de Paris de 1870, qui ressuscita l’intérêt de l’armée française pour les machines volantes. C’est dans ce contexte que Jules Verne et d’autres auteurs de sa génération allaient suivre de près les progrès qui mèneraient à l’invention du dirigeable et de l’avion, à travers des écrits extrapolant et spéculant sur les usages futurs des appareils volants. Dans les années 1890‑1900, les machines volantes devinrent de plus en plus présentes dans la littérature populaire, coïncidant avec une vogue de fictions spéculatives écrites par des officiers militaires et comprenant des idées et recommandations précises pour l’usage d’avions et dirigeables dans une guerre future. Lorsque commence la Première Guerre mondiale, les bases intellectuelles d’une force aérienne française avaient ainsi été posées par un nombre restreint de visionnaires, permettant une accélération formidable du progrès aéronautique. Après la guerre, les fictions spéculatives aéronautiques se mettent à évoluer entre divertissement de plus en plus générique et réflexions sur la stratégie aérienne nationale. </description>
      <pubDate>lun., 03 juin 2024 10:46:26 +0200</pubDate>
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      <title>Annoncer le vol spatial dans la France de l’entre-deux-guerres ou l’invention de l’Astronautique (1927‑1940) </title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/nacelles/2290</link>
      <description>Cet article propose une histoire intellectuelle de deux pionniers de l’astronautique française Robert Esnault‑Pelterie (1881‑1957) et Alexandre Ananoff (1910‑1992). Promoteurs du vol spatial parmi les plus actifs en France dans les années 1930, tous deux contribuèrent largement à faire naître un intérêt pour l’astronautique sans jamais toutefois travailler réellement ensemble. En détaillant les parcours respectifs de ces deux hommes et leurs différences, l’article précise la place que tient Robert Esnault‑Pelterie au plan international parmi les penseurs ayant prouvé la faisabilité scientifique et technologique des vols spatiaux. This article offers an intellectual history of two pioneers of French astronautics, Robert Esnault‑Pelterie (1881‑1957) and Alexandre Ananoff (1910‑1992). Both of them were among the most active promoters of space flight in France in the 1930s. They both played a major role in sparking interest in astronautics, although they never really worked together. By examining their respective careers and the differences between the two men, this article clarifies Robert Esnault‑Pelterie’s place on the international stage among the thinkers who proved the scientific and technological feasibility of space flight </description>
      <pubDate>jeu., 06 juin 2024 08:51:23 +0200</pubDate>
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      <title>Introduction  Anticipations rationnelles. Étudier les spéculations sérieuses et les futurs possibles du vol humain </title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/nacelles/2300</link>
      <pubDate>jeu., 06 juin 2024 08:57:15 +0200</pubDate>
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      <title>Introduction  Rational anticipations. Studying Serious Speculation and the Possible Futures of Human Flight </title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/nacelles/2301</link>
      <pubDate>jeu., 06 juin 2024 09:07:38 +0200</pubDate>
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      <title>5 mai 1927 : première tentative de la traversée de l’Atlantique Sud sans escale par le capitaine Pierre de Serre de Saint Roman et son équipage </title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/nacelles/2151</link>
      <description>Le 5 mai 1927, Pierre de Saint Roman et son équipage décollent de Saint‑Louis du Sénégal à destination de Recife au Brésil. Ce raid constitue la première tentative de la traversée de l’Atlantique Sud sans escale. Ils ne furent pas retrouvés, seul un radeau fut recueilli par des pêcheurs brésiliens le 18 juin 1927 le long des côtes brésiliennes. Les éléments constituant ce radeau furent formellement identifiés comme appartenant à l’avion Goliath Farman F 61 à bord duquel ils volaient. Ce raid fut l’occasion de nouer des liens étroits avec le Brésil sous l’égide de la Maison de l’Amérique Latine. On 5 May 1927, Pierre de Saint Roman and his crew took off from Saint Louis in Senegal, bound for Recife in Brazil. This raid was the first non-stop attempt to cross the South Atlantic. They were never found; only a raft was picked up by Brazilian fishermen on 18 June 1927 off the Brazilian coast. The components of this raft were formally identified as belonging to the Goliath Farman F 61 aircraft in which they were flying. The raid was an opportunity to forge close links with Brazil under the aegis of the Maison de l’Amérique Latine. </description>
      <pubDate>jeu., 23 mai 2024 11:50:11 +0200</pubDate>
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