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    <title>La main de Thôt</title>
    <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/lamaindethot</link>
    <description>Théories, enjeux et pratiques de la traduction et de l'interprétation</description>
    <language>fr</language>
    <item>
      <title>Patrick Hersant et Leonid Livak, Portrait d’une traductrice : Ludmila Savitzky à la lumière de l’archive, Paris, Sorbonne Université Presses, 2024.</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/lamaindethot/1795</link>
      <description>L’épigraphe de l’ensemble de cet ouvrage, tirée du journal de Ludmila Savitzky et datant de 1920 – « Je ne crois pas devenir assez célèbre par mon talent pour que la postérité se plaise un jour à fouiller dans ma paperasserie intime » – nous offre d’emblée un commentaire ironique sur le changement de perspective dont ce livre est un exemple, et qui nous amène aujourd’hui à envisager la traduction en premier lieu comme processus socialement, économiquement et historiquement situé, enchâssé dans un réseau complexe et changeant de rapports de pouvoir et d’enjeux idéologiques, où l’accès à la subjectivité du sujet traduisant est nécessairement éclairant, dès lors qu’elle est contextualisée. Pour les auteurs, ce tournant sociologique, qui fait de la traductrice un agent de la production culturelle, explique le regain d’intérêt pour les archives. C’est donc une approche génétique des traductions qui a inspiré l’important travail de recherche entrepris par Patrick Hersant et Leonid Livak sur l’ensemble des archives personnelles et professionnelles aujourd’hui disponibles, – brouillons, correspondances, articles de presse, journaux intimes, manuscrits de traduction – laissées par la traductrice franco-russe Ludmila Savitzky (1881-1957), l’une des premières à faire découvrir James Joyce, Ezra Pound, T.S. Eliot et Virginia Woolf, entre autres.  Patrick Hersant nous rappelle la plus grande accessibilité des archives disponibles aujourd’hui, notamment par des fonds spécialisés mis à la d</description>
      <pubDate>jeu., 12 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Introduction</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/lamaindethot/1586</link>
      <description>Dans son article paru au Monde le 18 août 2025, Thomas Chatterton Williams, écrivain et journaliste états-unien, relate sa découverte des travaux de ses étudiants générés par l’intelligence artificielle. En effet, intervenant extérieur depuis trois ans dans un liberal arts college, c’est la première fois qu’il fait face à cette problématique. Il déplore la déchéance et la perte de crédibilité de l’écrit alors qu’il a lui-même choisi de faire de l’écriture son métier (CHATTERTON WILLIAMS, 2025). Le constat de Chatterton Williams est certainement partagé par la quasi-totalité des enseignants de l’enseignement supérieur du monde entier. Cette question sur l’utilisation de l’IA ne peut plus être ignorée ; ceci est d’autant plus vrai pour l’enseignement de langues. Quel enseignant de langue n’a pas été confronté à une traduction identique de la part de deux (ou plusieurs) étudiants alors que de multiples solutions existent ou bien à des traductions trop sophistiquées par rapport à leurs niveaux ? Aujourd’hui, les outils générant des traductions automatiques font indéniablement partie de notre paysage quotidien. Même si l’objectif pédagogique de certains exercices est d’améliorer la compétence linguistique et non de traduire, certains étudiants ont recours à la traduction automatique (TA) en bravant les consignes de l’enseignant, rendant ainsi inefficace l’enseignement « classique » de langues. Une enquête menée auprès des étudiants de l’université d’Orléans (plusieurs formations c</description>
      <pubDate>mer., 11 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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    </item>
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      <title>Comprendre un texte technique en anglais avec l’aide des outils de traduction automatique (OTA) par des élèves ingénieurs en alternance</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/lamaindethot/1595</link>
      <description>L’usage des outils de traduction automatique se développe de plus en plus dans les milieux professionnels et universitaires. Chez les élèves ingénieurs en alternance, dont la formation se caractérise par une articulation entre la sphère académique et monde du travail, la nécessité de comprendre des supports en anglais liés à leur domaine technique, est essentielle. Cette étude a pour objectif d’explorer comment ces élèves ingénieurs utilisent les outils de traduction automatique pour comprendre des textes techniques en anglais. L’étude s’appuie sur le modèle compensatoire de Bernhardt (2011), prenant en compte la littératie (les compétences de lire et comprendre) en L1 en tant que leur langue maternelle, les connaissances en L2 en tant que leur langue seconde, et celles du domaine de spécialité. Les données collectées ont permis d’explorer le potentiel et les limites des outils de traduction automatique dans l’apprentissage des langues à des fins professionnelles.  The use of machine translation tools is increasingly developing in professional and academic environment. For engineering students enrolled in work-study programs, whose training is characterized by an articulation between the academic sphere and workplace experience, the ability to understand English-language materials related to their professional field is essential. This study aims to explore how these engineering students use machine translation tools to understand technical texts in English. The study is based on Bernhardt’s compensatory model (2011), which considers literacy (reading and comprehension skills) in L1 as their native language, knowledge in L2 as their second language, and expertise in their specialized domain. The collected data enabled an exploration of both the potential and the limitations of machine translation tools in language learning for professional purposes. </description>
      <pubDate>mer., 11 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Comparación entre las expectativas y las prácticas de los estudiantes con respecto a la integración de la traducción automática en las clases: caso de estudio de la Facultad de Letras</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/lamaindethot/1621</link>
      <description>Este artículo analiza las respuestas de un grupo de estudiantes de la Facultad de Letras y Humanidades de la Universidad de Limoges a un cuestionario sobre el uso de las herramientas de traducción automática (CAT) en diferentes contextos: durante los cursos de traducción, fuera de estos cursos, pero en relación con la enseñanza o, por el contrario, fuera de cualquier contexto universitario. Elaborada y administrada en otoño de 2024, la encuesta tuvo en cuenta el nivel de estudios de los encuestados (de L1 a M2), su carrera (Lenguas, Literatura y Civilización, Lenguas Extranjeras Aplicadas, etc.), las lenguas implicadas y el tipo de traducción (literaria, técnica, audiovisual, etc.). Este artículo presenta los resultados de la encuesta con el fin de ofrecer una visión general de las prácticas docentes en relación con las expectativas y necesidades de este grupo de estudiantes. El debate final pone de relieve la diversidad de situaciones y sugiere formas de mejorar la enseñanza. </description>
      <pubDate>mer., 11 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Insuffisance d’une unique étape de post-édition dans l’utilisation de la TAN pour les apprenants traducteurs : résultats d’une enquête menée en classe de master</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/lamaindethot/1648</link>
      <description>Cette étude tente, à partir de la mise en œuvre d’une stratégie évolutive d’intégration de la traduction automatique neuronale dans le processus de production de texte cible, au cours d’un semestre, au sein d’un groupe de master Traduction deuxième année, de délimiter un périmètre d’utilisation optimal de ces outils. Seront pris en compte pour chaque scénario, la qualité des traductions produites et les avantages pédagogiques évalués à partir de questionnaires. Le matériel utilisé consiste en une série de textes spécialisés semi-vulgarisés. Il apparaît qu’une simple étape de post-édition ne suffit pas à améliorer de façon appréciable la bio-traduction.  The study attempts at finding out the most efficient scenario for the use of neural machine translation tools in producing a target text from general-public specialised texts within a group of second year translation master students. As the semester unfolded, machine translation was being used gradually, with different options the students could choose from. For each step, questionnaires were given out to assess quality of translation produced and pedagogical interest. It turned out a mere phase of postediting is not enough to improve the translation, whether pedagogically or quality-wise. </description>
      <pubDate>mer., 11 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Les outils de traduction automatique, quelle utilité pour l’enseignement du japonais ? – Comparaison de trois outils –</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/lamaindethot/1660</link>
      <description>Previous studies on teaching Japanese as a foreign language to French-speaking learners remain limited, particularly with regard to the use of machine translation (MT) tools. Moreover, existing research has primarily focused on Google Translate (GT) and DeepL (DL). To our knowledge, ChatGPT (CG) has not yet been explored in the context of language teaching. This study aims to provide detailed insights for educators seeking to incorporate MT tools into their pedagogy. Based on MT outputs in Japanese generated from source texts written by French learners, we analyze the characteristics and differences among the various tools. The comparison involves not only the three MT tools but also different input types, such as full texts versus individual sentences. In light of the rapid progress in MT technology, the study also explores disparities between translations produced at two different points in time. Les études portant sur l’enseignement du japonais comme langue étrangère auprès d’apprenants francophones en lien avec les outils de traduction automatique restent encore limitées. De plus, elles portent principalement sur Google Translate (GT) et DeepL (DL). En effet, ChatGPT (CG) n’est pas encore, à notre connaissance, exploité dans l’enseignement des langues. Notre objectif est d’apporter des informations détaillées à des enseignants qui souhaitent introduire des outils de traduction automatique (TA). Dans ce travail, en nous appuyant sur les données obtenues par des TA en japonais, à partir de textes produits dans leur langue par des apprenants français, nous analysons les caractéristiques et les différences des traductions selon les outils. La comparaison entre les trois outils portera notamment sur les unités saisies : texte ou phrase. Etant donné le progrès considérable des TA, nous observerons également des disparités entre des traductions faites à deux moments différents. </description>
      <pubDate>mer., 11 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Une expérimentation dans un séminaire de traduction littéraire / japonais-français</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/lamaindethot/1672</link>
      <description>Cet article est le compte-rendu d’une expérimentation menée dans un cours de traduction littéraire, dans un cursus de Master de japonais (LLCER). Trois étudiants, sur une promotion de dix, ont utilisé des logiciels destinés au grand public (ChatGPT, DeepL) pour produire des traductions automatisées, améliorées par des prompts et un travail de post-édition. L’objectif est d’observer si ces outils peuvent apporter un avantage au travail de traduction, et à quelles conditions. Cet exercice a porté sur un extrait d’une courte nouvelle de Kajii Motojirô, Sous les cerisiers (1928). Après avoir passé en revue quelques difficultés du texte et comparé les réussites et échecs des traducteurs avec ou sans aide d’un logiciel, j’observe plus en détail l’usage des prompts et le travail de post-édition effectué. This article reports on an experiment conducted in a literary translation course as part of a Master's degree programme in Japanese language and civilisation. Three students, out of a class of ten, used ChatGPT and/or DeepL to produce automated translations, and attempted to improve them through prompts and post-editing. My aim here was to observe whether these tools can benefit translation work in any way, and if so, under which conditions. The translated piece was a part of a short story by Kajii Motojirô, Under the Cherry Trees (1928). After reviewing some of the difficulties in the text and comparing the successes and failures of translators with and without software assistance, I take a closer look at how the students made use of prompts and carried out the post-editing work. </description>
      <pubDate>mer., 11 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Traduire pour penser</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/lamaindethot/1802</link>
      <description>Le langage commence à l’instant même du premier acte de la réflexion, et, dès lors que l’être humain s’éveille de la torpeur de la convoitise – où le sujet engloutit l’objet – pour prendre conscience de lui-même, la parole est là, soudain, elle aussi, mêmement l’impulsion première que l’être humain se donne pour s’arrêter, se retourner et s’orienter.  Wilhelm von Humboldt1 Qu’apprend-on en traduisant ? Ou qu’est-ce que la traduction nous apprend ? Ces deux questions tendent vers un même point : celui de la formation de la pensée humaine, réflexive, inscrite dans le temps long. La traduction en est une porte d’entrée privilégiée.  En traduisant un texte écrit, l’effort de compréhension est orienté vers sa réécriture dans une autre langue. La lecture vise donc l’écriture. Or, l’exercice confronte chaque traducteur et traductrice à la double exigence herméneutique qu’est la compréhension d’une part – que signifie le texte ? mais aussi qu’est-ce que comprendre ? – et l’interprétation d’autre part : en produisant du sens dans la langue d’arrivée, le traducteur s’engage, opère des choix quant à l’inscription de l’œuvre dans l’historicité de la langue. En effet, derrière la question « qu’est-ce que traduire ? » s’ouvre inévitablement une réflexion sur le temps. Cet article sera consacré dans un premier temps à l’apprentissage des différentes temporalités qui traversent d’acte de traduire.  En considérant la patience que nécessite l’élaboration du sens, on peut empiriquement dépasser</description>
      <pubDate>ven., 23 janv. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>La traduction comme bonne pratique pédagogique et ses démarches épistémologiques</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/lamaindethot/1803</link>
      <description>Une pratique du langage n’est pas simplement une pratique.  Toute pratique du langage implique une idéologie du langage.  Henri Meschonnic Le chantier est ouvert et j’aime à penser que la traduction peut servir de modèle de savoir-faire avec les différences.  Barbara Cassin 1. Introduction. Humanité de la traduction Il existe sûrement une très grande différence dans la perception de la pratique de la traduction selon les domaines spécialisés dans lesquels on est engagés. Il en va de même dans la perception de la révolution mise en place par l’intelligence artificielle dans les différents domaines. Tandis que la traduction technique, voire pragmatique, a depuis longtemps introduit des outils technologiques dans sa pratique, cela ne concerne pas forcément la traduction littéraire. Ici, on ne parle pas d’une simple utilisation sporadique des traducteurs automatiques comme DeepL ou Google Traduction, mais on songe aux mémoires de traduction, aux corpora, aux bases de données, à une gestion, donc, du processus traductif qui est presque déjà complètement informatisé, ce qui est absolument légitime du point de vue de la traduction technique, voire pragmatique, mais qui n’est pas du tout le point de vue des traducteurs littéraires. Différents points de vue, donc, différentes réactions. Un exemple parmi d’autres est celui de la déclaration de l’Association française des formations universitaires aux métiers de la traduction (AFFUMT) selon laquelle l’IA ne menace pas les métiers de la </description>
      <pubDate>ven., 23 janv. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>« Le fil d’araignée », Traduction de la nouvelle d’Akutagawa Ryūnosuke (japonais) par Christopher Chassagneux et Lucie Demesy.</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/lamaindethot/1805</link>
      <description>Partie I Voici les événements qui eurent lieu un jour. Le Grand Seigneur Bouddha se promenait le long de la Mare aux Lotus du Paradis. Tous les lotus en fleur, sphères de blanc pur, propageaient par le pistil doré qui se trouvait en leur cœur une fragrance d’une douceur ineffable, diffuse à travers l’espace qui bordait la mare. Le jour se levait tout juste sur le Paradis. Alors que le Grand Seigneur Bouddha s’arrêtait un instant au bord de l’eau, le hasard porta à sa vue une scène qui se déroulait sous la surface de l’eau, presque dissimulée par les feuilles de lotus. C’était précisément sous la Mare aux Lotus du Paradis que se trouvaient les enfers. Ainsi, à travers l’eau pure, on y pouvait voir en toute clarté le paysage de la Rivière aux Trois Chemins1 et la Montagne aux Aiguilles, comme si l’on eût regardé au travers d’un verre d’eau. Le Grand Seigneur Bouddha distingua alors dans les profondeurs des enfers, parmi les pécheurs, un homme du nom de Kandata qui gesticulait. Ce dénommé Kandata avait, en réalité, tué, volé, incendié des maisons et fait le mal d’autres manières encore, mais le Grand Seigneur Bouddha se souvint qu’il avait, une fois seulement, fait le bien. En effet, traversant une épaisse forêt, il avait remarqué une petite araignée au bord du chemin. Kandata avait alors immédiatement levé le pied, ayant pour intention de l’écraser, mais il avait changé d’avis aussi vite, songeant “Non, non, aussi petite soit-elle, une vie reste une vie. Il n’y a aucune raison </description>
      <pubDate>ven., 23 janv. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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