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    <title>Kairos</title>
    <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/kairos</link>
    <language>fr</language>
    <item>
      <title>Compte rendu de Philosophie du soin critique. Penser la relation de soin en réanimation, en soins intensifs et dans le prélèvement d’organes de Flora Bastiani (Le Cercle herméneutique, 2024)</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/kairos/114</link>
      <description>Le livre de Flora Bastiani, Philosophie du soin critique. Penser la relation en réanimation, en soins intensifs, et dans le prélèvement d’organes, est destiné à devenir une référence : pour les philosophes, pour les soignants, pour les soignés. Devant les soignés, il ouvrira des chemins pour comprendre et penser, à travers la construction de la relation, ce qui se passe, l’action humaine et technique ; devant les soignants, il en ouvrira pour comprendre et penser ce qu’ils font. Non que les vérités tombent de haut, énoncées par la parole magistrale de celle qui sait a priori, mais qu’elles émergent de quelques entretiens dans les services hospitaliers. De fait, « les soignants inventent le soigner à mesure qu’ils l’exécutent », - proposition qui barre le savoir a priori. La parole des soignants est d’abord énigmatique, paradoxale ; c’est en la faisant résonner dans le contexte du soin – procédé philosophique qui est une expérimentation, au même titre que celles que décrivit jadis Claude Bernard en son Introduction à l’étude de la médecine expérimentale, mais sur des idées et non des êtres et tissus vivants-, que sa pertinence se dessine. La pertinence est ici le nom de la vérité. Dans ce travail, la parole vraie n’est ni celle qui exprime l’essence, ou l’adéquation ou conformité du discours et de la chose, ni celle qui exhiberait un dévoilement, Flora Bastiani croisant loin de saint Thomas d’Aquin, de Descartes, et de Heidegger, mais elle est celle dont la pertinence éclate :</description>
      <pubDate>mer., 08 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Compte rendu de Polarisation de l’ontologie de Jean-Michel Salanskis (PUM, 2024)</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/kairos/117</link>
      <description>Polarisation de l’ontologie est une analyse critique d’une famille de pensée à laquelle la philosophie française demeure très attachée, celle des grandes figures du poststructuralisme, Derrida, Deleuze et Lyotard. Foucault est laissé de côté. Il ne s’agit pas d’une vaste fresque pédagogique rappelant les principaux apports de ce moment pour ensuite en discuter l’influence ou la pérennité. Nous découvrons au fil des pages l’analyse d’un motif commun et constant, motif qui semble constituer, selon Jean-Michel Salanskis, le moteur axiologique de nos philosophes.  Une fois identifié, ce motif est simple : il consiste à injecter de la valeur dans l’ontologie. À contourner Hume et Wittgenstein pour découvrir, dans l’ontologie même, une polarisation, un pôle plus et un pôle moins axiologiques, qui permet de fonder dans l’être le désirable et donc la lutte politique. Nos philosophes poststructuralistes auraient tenté, finalement, une attitude néo-religieuse (cette expression n’est pas celle de J.M. Salanskis) où un devenir désirable est inscrit dans l'être comme il l'est dans la volonté divine pour le croyant, bien qu'il demeure à ce jour trahi dans l'être. Il nous revient alors de faire advenir, avec confiance, l'essence vraie de l'être comme on fait advenir un royaume de Dieu. Cette ontologie polarisée charrie d’ailleurs la même difficulté logique que l’approche religieuse : si le mal est inhérent à l’être (respectivement voulu par Dieu), comment affirmer au nom de l’être (respecti</description>
      <pubDate>mer., 08 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Destin et liberté : présentation du dossier</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/kairos/159</link>
      <description>La plupart des contributions réunies dans ce numéro sont la reprise de communications prononcées lors des deux journées des 12 et 13 mai 2022, tenues à l’Université Catholique de Lille. Le thème en était « Destin et Liberté ». Philosophes, psychiatres, psychologues, linguistes, tous les intervenants se sont donnés pour tâche d’éclairer les liens singuliers entre destin et liberté. Le « destin » étant, pour la sensibilité contemporaine, une notion héritée d’un passé très ancien, il peut paraitre audacieux, voire incongru, d’en faire le thème d’une rencontre universitaire. Il est toutefois un élément qui fédérait toutes les interventions des chercheurs et des praticiens présents : leur connaissance et, pour certains, leur pratique, de l’« analyse du destin » (Schicksalanalyse ) du psychanalyste Léopold Szondi (1893-1986) et, pour d’autres, la relecture qu’en a faite Henri Maldine avec les prolongements que celui-ci autorise. Les interprétations présentées ici reposent, pour plupart, sur une pratique clinique, épistémologique ou éducative. Comment comprendre aujourd’hui ce que disait naguère Henri Maldiney : « le destin, c’est ce à quoi chacun de nous a affaire » ? La liberté, notion moderne, est, pour tous, aujourd’hui, ce dont l’absence est le plus intolérable, autant que l’invocation superstitieuse du Destin est irrecevable dans une argumentation philosophique ou scientifique. La notion de Destin, en Grèce ancienne, est plurivoque. Le recours un peu trop rapide au destin appa</description>
      <pubDate>mer., 08 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Tenir dans l’existence « ici en deux » : penser la subjectivation à l’épreuve de l’altérité</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/kairos/160</link>
      <description>Cet article propose d’examiner l’hypothèse de l’« ici en deux » abordé par Maldiney dans « De la transpassibilité », puis de prolonger cette réflexion avec l’analyse du récit de l’expérience concrète du soin d’un infirmier de service de réanimation. En mettant la théorie à l’épreuve de l’expérience du soin, nous souhaitons apporter une description approfondie du basculement de la subjectivation traditionnelle vers la formation subjective à deux. This article first examines the “here in two” hypothesis discussed by Maldiney in On Transpassibility, before extending this reflection through an analysis of a nurse's narrative of their experience of providing care in an intensive care unit. By testing the theory against this experience, our aim is to provide a detailed description of the shift from traditional subjectivation to dual subjective formation. </description>
      <pubDate>mer., 08 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Destin de la psychiatrie et liberté de l’homme</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/kairos/162</link>
      <description>La question de la liberté des patients est centrale pour la qualité de leurs soins, et, de la même manière, la liberté de fonctionnement des équipes soignantes qui les accueillent et les accompagnent conditionne, en retour, la liberté des patients. Comment peut-on soigner dans des conditions éthiques de respect et de dignité les patients présentant des souffrances psychiques souvent indicibles, et que leurs concitoyens n’ont pas les moyens d’accueillir et de comprendre, sans disposer, en tant que soignant, d’une liberté de penser, d’action et d’initiatives suffisamment large ? Liberté et destin sont intimement liés par un pacte qui met l’éthique de l’autre au premier plan quand le sujet qui prétend à la liberté ne semble pas en mesure d’assumer ses choix destinaux. The freedom of patients is central to the quality of their care, and the freedom of care teams to support and welcome patients in turn also affects patients' freedom. How can care be provided under ethical conditions of respect and dignity to patients experiencing unspeakable psychological suffering, when their fellow citizens lack the means to welcome and understand them? This requires caregivers to have sufficient freedom to think, act and take initiative. Freedom and destiny are closely linked, placing the ethics of others at the forefront when those who claim freedom are unable to make their own destinal choices. </description>
      <pubDate>mer., 08 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Destin et liberté dans Œdipe tyran de Sophocle</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/kairos/164</link>
      <description>Quoi qu’en dise Henri Maldiney, la conception du tragique selon Schelling (l’affirmation d’une liberté vouée à l’échec, témoignant par cela de la grandeur de son agent) n’est pas celle de Sophocle. Qu’Œdipe ait été « voué à s’accoupler à sa mère » en vertu d’un oracle, qu’une parole oraculaire soit destinale, cette conception découle de traductions, héritées d’une tradition qui n’a rien de destinal. Un oracle « met en garde ». Entendons la parole adressée à Œdipe comme une mise en garde ; il nous devient possible de suivre le parcours d’Œdipe, et de tout être humain en situation analogue, comme une succession de choix, que le héros a mal entendus et mal vus en raison de sa prétention à être seul maître de son destin.  Whatever Henri Maldiney may say, Schelling’s conception of tragedy (the affirmation of a freedom doomed to failure, thereby testifying to the greatness of its agent) is not that of Sophocles. That Oedipus was "doomed to mate with his mother" by virtue of an oracle and therefore that an oracular word is destiny, this conception stems from translations, inherited from a tradition that is not destiny. An oracle "warns". If we understand the words addressed to Oedipus as a warning, then it is also possible for us to follow the path of Oedipus, and of any human being in a similar situation, as a succession of choices, on the part of the character, misunderstood, poorly seen because of his claim to be the sole master of what happens to him. </description>
      <pubDate>mer., 08 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Paradoxes de la mélancolie : le destin, la liberté et l’espérance</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/kairos/166</link>
      <description>On tient à raison la mélancolie pour la forme achevée du désespoir. Mais c’est une question alors de savoir pourquoi tous les mélancoliques ne se tuent pas. Ne faut-il pas parler, pour y répondre, de l’espérance mélancolique – une espérance plus profonde que ce désespoir ? Aussi paradoxale soit-elle, cette hypothèse correspond à ce qui se montre dans l’expérience. Elle oppose, au cercle vicieux que forment dans la maladie destin et liberté, le cercle de la liberté et de l’espérance. Celle-ci resterait cependant une forme vide, sans les promesses enfouies de l’enfance. Un troisième cercle se présente ainsi : le cercle de l’espérance et de l’enfance, comprise elle-même comme une réserve de possibles où puise l’homme fait. Il ne permet pas toutefois d’ignorer l’enfance humiliée, qui laisse le patient sans ressources et confirme le destin dans sa forme tragique.  It is rightly assumed that melancholy is the utmost form of despair. But then, a question can be raised : why don’t all melancholy people end committing suicide ? In order to answer the question, shouldn’t we speak of a hope deeper than this despair ? Though it seems very paradoxical, this is what experience leads us to think. Confronting the vicious circle formed between fate and despair in the illness, the circle of freedom and hope rises up. Yet, hope would remain an empty shape, were it not for a stock of promises lying there since childhood. A third circle appears then : the circle of hope and childhood, childhood seen as a reserve of possibilities which the adult can turn to. It doesn’t, however, allow to ignore the humiliated childhood, which deprives the patient of all resources and confirm fate in its tragic form. </description>
      <pubDate>mer., 08 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Du suicide mélancolique : Tuer son Erynie ?</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/kairos/168</link>
      <description>D'où provient l'inhabituel apaisement qui précède le suicide mélancolique ? De la fin anticipée d'une vie mourante ? A travers quelques exemples choisis chez Binswanger on concentrera l'analyse sur les auto-reproches dont les Erynies sont les emblèmes. La décision suicidaire est-elle un acte libre, alors que le mélancolique expie une autre décision prise une fois pour toutes ? Le destin a-t-il englouti la liberté ? Ou peut-on voir dans le combat contre les Erynies un sursaut paradoxal de la liberté ? Where does the unusual calm that precedes melancholic suicide come from? From the anticipated end of a dying life? Using a few examples chosen from Binswanger, we will focus our analysis on self-reproach, symbolised by the Erinyes. Is the decision to commit suicide a free act, when the melancholic is atoning for another decision taken once and for all? Has fate swallowed up freedom? Or can we see in the fight against the Erinyes a paradoxical surge of freedom? </description>
      <pubDate>mer., 08 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Microphilosophie d’une pédagogie de la destinée</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/kairos/182</link>
      <description>Sommes-nous libres de choisir le contenu de notre vocation, ou sommes-nous, au contraire, entièrement destinés ? Comment un être destiné peut-il être véritablement libre, et quelle forme de liberté peut-il alors revendiquer ? Peut-on apprendre à identifier et à accomplir sa destinée ? Cette étude s’efforce de répondre à ces trois problématiques philosophiques par l’intermédiaire d’une « microphilosophie » clairement distincte de l’herméneutique ricœurienne. Elle s’inspire plus particulièrement d’une pensée pédagogique contemporaine et originale, où destin, destinée et liberté s’entrelacent de manière implicite. Elle suggère que la liberté ne consiste pas à choisir sa vocation mais à réaliser plus ou moins cette vocation qui nous est destinée par les circonstances et qui, si elle n’est pas réalisée, nous destine à une vie d’errance. Are we free to choose the content of our vocation, or are we, on the contrary, entirely predestined? How can a predestined being be truly free, and what form of freedom can they claim? Can we learn to identify and fulfill our destiny? This study seeks to address these three philosophical questions through a “microphilosophy” that is clearly distinct from Ricœurian hermeneutics. It draws more specifically on a contemporary and original pedagogical perspective, in which fate, destiny, and freedom are implicitly intertwined. According to this approach, freedom does not consist in choosing one’s vocation, but in realizing—more or less fully—the vocation that circumstances have destined for us; if it is not realized, it leads to a life of wandering. </description>
      <pubDate>mer., 08 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Montaigne à table </title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/kairos/194</link>
      <description>Cet article propose une lecture des Essais de Montaigne à partir de l’expérience du goût et des nourritures. Contre la diététique normative et la métaphysique, Montaigne développe une éthique de l’immanence fondée sur la corporéité, la singularité et le plaisir. Ce « retour à soi » relève ainsi d’une attention phénoménologique au vécu sensible, à la recherche d’un équilibre entre le corps et l’esprit, où le plaisir serait le signe d’une santé supérieure. Cette « phénoménologie des nourritures » esquisse dès lors une philosophie de la finitude, de la vulnérabilité et de la dépendance, ouvrant la voie à une éthique du « vivre de » proche de certaines préoccupations contemporaines. This article offers a reading of Montaigne’s Essays through the experience of taste and nourishment. Against normative dietetics and metaphysics, Montaigne develops an ethics of immanence grounded in corporeality, singularity, and pleasure. This “return to the self” does not involve a psychological introspection, but a phenomenological attention to lived experience, seeking a balance between body and mind, in which pleasure serves as a marker of superior health. This “phenomenology of nourishment’’ is thus a philosophy of finitude, vulnerability, and dependence, paving the way for an ethics of “living from” that resonates with certain contemporary concerns. </description>
      <pubDate>mer., 08 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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