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    <title>Kairos</title>
    <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/kairos</link>
    <language>fr</language>
    <item>
      <title>Faire corps en milieu contraint</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/kairos/326</link>
      <description>À partir d’une recherche-création menée en milieu hospitalier psychiatrique, cet article explore comment des objets et aménagements conçus dans le cadre de la recherche Ré-confort engagent le patient dans une expérience sensorielle susceptible de recréer une continuité entre soi, les autres et son environnement. À travers le prisme des concepts du « Moi-peau » (Anzieu, 1996), d’« objet et espace transitionnels » (Winnicott, 1971), de l’« habiter » (Heidegger, 1951) et des « hétérotopies » (Foucault, 1967), il s’agit d’interroger les conditions de l’émergence d’un corps mien, vécu comme lieu de réappropriation et d’apaisement. Drawing on a practice-based research project conducted within a psychiatric hospital setting, this article explores how objects and spatial arrangements designed as part of the Re-confort research engage patients in sensory experiences capable of restoring continuity between the self, others, and the surrounding environment. Through the lens of the concepts of the “Skin-Ego” (Anzieu, 1996), “transitional objects and spaces” (Winnicott, 1971), “dwelling” (Heidegger, 1951), and “heterotopias” (Foucault, 1967), the article examines the conditions under which a body-as-one’s-own may emerge, experienced as a site of reappropriation and soothing. </description>
      <pubDate>jeu., 24 sept. 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Hommage à Pierre Kerszberg</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/kairos/331</link>
      <description>Pierre Kerszberg s'est éteint vendredi 18 septembre. Specialiste de phénoménologie et de philosophie des sciences, il a notamment enseigné à l'universite de Sydney et à Penn State, avant de rejoindre le département de philosophie du Mirail, où il a exercé pendant plusieurs années la fonction de directeur du département de philosophie et de la revue Kairos. Si son nom est sûrement inconnu aux étudiant-e-s les plus jeunes, celles et ceux qui ont eu la chance de suivre ses cours jusqu'en 2017 se rappelleront sa voix calme et posée qui donnait vie à la phénoménologie husserlienne, son enthousiasme communicatif qui rendait la cosmologie passionnante, sa rigueur et son étonnement toujours renouvelé dans la lecture des textes. Pierre Kerszberg a mis sur la voie de la réduction phénoménologique plusieurs générations d'étudiants. Il les a aussi introduits à l'œuvre de Marc Richir, dont il avait été le premier doctorant, mais jamais le disciple. L'exemple qu'il a donné est celui d'une pensée libre, qui suit sa pente singulière. Nous nous souviendrons aussi de sa passion pour la musique, à laquelle il a consacré son dernier ouvrage publié en 2021. Aujourd'hui, ce n'est pas simplement un chercheur reconnu que nous perdons, c'est aussi un enseignant qui maniait l'art subtil de concilier une grande culture et une grande humilité, un humour délicat et une exigence constante. En trois mots : une grande humanité. </description>
      <pubDate>jeu., 24 sept. 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Un corps à soi</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/kairos/224</link>
      <description>Au début de son texte Utopie du corps, Michel Foucault souligne la sensation d’enfermement qui s’impose par le corps : « c’est dans cette vilaine coquille de ma tête, dans cette cage que je n’aime pas, qu’il va falloir me montrer et me promener ; à travers cette grille qu’il faudra parler, regarder, être regardé ; sous cette peau, croupir ». Le corps se constitue comme un fardeau irrémissible, qui pose ses conditions, et qui est sans cesse ouvert et traversé par le réseau des « vêtements » que l’extérieur lui enfile. Si le corps trouve son lieu par son appartenance à la société, la relation précède-t-elle la séparation ? En d’autres termes, est-ce que la limitation du corps revient à une séparation définitive entre l’autre et moi ou est-ce que le corps se forme et se transforme à travers la relation ? Le corps semble spontanément considéré comme « mien », mais cette mienneté n'a rien d'évident. Elle peut être fragilisée par la maladie, défaite par l'expérience de l'étrangeté, soutenue ou reconstruite par la relation avec autrui, ou encore apparaître comme le résultat d'un rapport au milieu. La mienneté du corps ne désigne donc pas tant la possession d'un corps que la possibilité de l'éprouver comme sien. Loin d’un acquis définitif de l’individuation, l’expérience de la mienneté est toujours susceptible de se transformer, de se déplacer, de se défaire et de se recomposer.  La place du corps ne s’impose pas seulement dans un usage, ou dans l’exercice des sens, mais elle renvers</description>
      <pubDate>jeu., 24 sept. 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Je est-il un nous ?</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/kairos/304</link>
      <description>Penser la mienneté du corps non comme ce qui nous extrait définitivement du monde naturel mais au contraire comme ce qui épèlent les nombreux et tacites liens et points d’ancrages qui nous aident à être dans l’être ? A trop la négliger, n’encourage-t-on pas une interprétation décorporée de nos manières de faire monde dont nous éprouvons aujourd’hui les méfaits, dénouant, dans des anesthésies et des atrophies de nos expériences, nos liens d’existences avec les non humains et les plus qu’humains ? N’est-ce pas ce que, a contrario, tente de décrire l’épreuve liminale du corps, pensant les limites du corps non comme des contours formels mais comme des frontières ouvertes et offertes au monde laissant vivre l’infinité des variations sensibles qui le constituent et qui rendent possible une épreuve du monde » ? To think of the body's mine-ness not as something that definitively extracts us from the natural world, but rather as something that spells out the many tacit links and anchors that help us to be in being? By neglecting it too much, are we not encouraging a disembodied interpretation of our ways of making the world, the harmful effects of which we are now experiencing, unraveling, through the numbness and atrophy of our experiences, our existential links with non-humans and more-than-humans? Is this not what, conversely, the liminal experience of the body attempts to describe, thinking of the body's limits not as formal contours but as open borders offered to the world, allowing the infinite variations of sensation that constitute it and make possible an experience of the world to live? </description>
      <pubDate>mer., 23 sept. 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>Le « fantôme » de la mienneté du corps à l’épreuve de la maladie</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/kairos/229</link>
      <description>Cet article se propose d’éprouver la triple injonction à la propriation du corps dans le régime de subjectivation contemporain à l’aune de l’expérience de la maladie. Quelle « esthétique de soi » est possible en situation (volontaire, nécessaire ou imposée) de « délégation du souci de soi à autrui » ? L’expérience de la maladie nous invite à questionner l’utopie de souveraineté somatique commune à certains projets gouvernementaux et éthico-critiques. Il explore quelques impensés sur lesquels reposent le « consentement » au soin somatique et invite à imaginer des formes de propriation corporelle qui ne seraient plus seulement le produit d’un travail individuel, mais d’un processus collectif, dans lequel une « mienneté en partage » prendrait en compte les sujets pour lesquels le projet d’ « autonomie corporelle » et de « corps à soi » est vertigineux. This article examines the triple injunction to bodily propriation under contemporary regimes of somatic subjectivation through the lens of illness. What form of “aesthetics of the self” might be possible under conditions - whether voluntary, necessary, or imposed - of “delegation of care of the self to others”? The experience of illness calls into question the utopia of somatic sovereignty shared by certain governmental and ethical-critical projects. The article explores some of the blind spots underlying “consent” to somatic care and envisions forms of bodily propriation arising not solely from individual effort but through collective processes, in which “shared mineness” attends to those for whom “bodily autonomy” and the “body as one’s own” are daunting. </description>
      <pubDate>lun., 21 sept. 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>« Est-ce que vous voulez que je vous raconte ce que je vois ? »</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/kairos/266</link>
      <description>Dans le contexte des soins de Réanimation, le corps propre, tel qu’il est envisagé par Merleau-Ponty, c’est-à-dire, en tant qu’il est une « posture en vue d’une tâche actuelle ou possible », est dans la situation particulière d’être en train de se défaire. Le corps n’y apparaît plus comme unité de potentialités ; s’il est agi, c’est par les autres – les humains qui l’entourent et le champ des techniques médicales employées – ; mais ce corps-là est un corps sommé de suspendre toute initiative de mouvement. Comment, dans un tel contexte, ce dynamisme du corps du sujet soigné n’aboutit pas à l’effacement de son identité ? Comment faire de ce corps agi par les autres un corps qui puisse demeurer sien ? Pour répondre à cette question, nous montrerons en quoi l’interaction entre professionnels du soin et personnes soignée constitue ce que nous proposons d’appeler « une situation commune », et que c’est cette dernière qui amorce, dans le contexte des soins de Réanimation, la possibilité d’un retour à soi. In the context of Intensive Care, the living body, as conceived by Merleau-Ponty - that is a “posture to an actual or possible task” - is in the particular situation of being undone. The body no longer appears as a unity of potentialities; if it is acted, is by others - the humains surronding it and the field of medical techniques employed -; but is compelled to suspend is own agentivity.  How in such a context, does this dynamism of the body of the patient not lead to the erasure of their identity? How can this body, acted by others, remain their own?  To answer this question, we will show how the interaction between healthcare professionals and patients constitutes what we propose what we propose to call "a common situation", wich initiates, in the contexte of Intensive Care, the possibilité of a return to oneself. </description>
      <pubDate>ven., 18 sept. 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Le constructionnisme réaliste et disciplinaire de Foucault</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/kairos/289</link>
      <description>Foucault présente en 1974 trois communications successives à l’Université de Rio de Janeiro. Publiées par la suite dans des revues distinctes, elles ne seront jamais réunies ni étudiées conjointement. Cet article montre pourtant qu’elles éclairent deux aspects fondamentaux de son œuvre. Premièrement, Foucault ne suspend plus la question de la valeur épistémique des connaissances humaines : sa pensée ne peut donc plus être qualifiée de « relativiste », contrairement à une lecture largement diffusée depuis la critique formulée par Habermas. Deuxièmement, les connaissances engendrées par les appareils disciplinaires et celles élaborées par la philosophie foucaldienne reposent sur des mécanismes largement analogues. Ils reposent tous deux sur une épistémologie à la fois constructionniste, réaliste et disciplinaire : constructionniste, parce que les théories constituent moins des images fidèles du réel que des reconstructions fictives de celui-ci ; réaliste, parce que certaines normes de production inspirées par ces théories sont objectivement plus efficaces que d’autres ; disciplinaire enfin, parce que les connaissances scientifiques sont produites par et pour l’accroissement objectif de l’efficacité de ces appareils, y compris lorsque Foucault alerte sur les effets délétères de la discipline ou sur son instrumentalisation.  Foucault delivered, in 1974, three successive lectures at the University of Rio de Janeiro. Although they were subsequently published in separate journals, they have never been brought together or examined as a unified whole. This article argues, however, that they illuminate two fundamental aspects of his work. First, Foucault no longer brackets the question of the epistemic value of human knowledge. His thought can therefore no longer be regarded as “relativist”, contrary to an interpretation that has become widespread since Habermas’s critique. Second, the knowledge generated by disciplinary apparatuses and that developed within Foucault’s philosophy rests on largely analogous mechanisms. Both rely on an epistemology that is simultaneously constructionist, realist, and disciplinary: constructionist, because theories are less faithful representations of reality than fictitious reconstructions of it; realist, because some norms of production inspired by these theories are objectively more effective than others; and disciplinary, because scientific knowledge is produced by and for the objective enhancement of the effectiveness of these apparatuses, even when Foucault warns against the harmful effects of discipline or its instrumentalization. </description>
      <pubDate>ven., 18 sept. 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Compte rendu de Nos paroles empêchées, Anne-Lyse Chabert et Gabrielle Halpern (Éditions de L’Aube, 2026)</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/kairos/300</link>
      <description>Qu’on me permette en guise de préambule d’évoquer quelques-uns des souvenirs qu’évoque pour moi le nom d’Anne-Lyse Chabert. Je ne m’autorise cette entorse aux règles usuelles que dans la mesure où ces souvenirs sont en lien direct avec le contenu de l’ouvrage présenté. J’ai eu le privilège d’être son professeur de Khâgne au lycée Dumont d’Urville de Toulon au début des années 2000. Elle rappelle au milieu du livre qu’avant de souffrir de dysarthrie, elle a eu « la chance de pouvoir s’exprimer sans aucune difficulté jusqu’à l’âge de 25 ans » (p. 114). Quand elle était mon étudiante en classe de Khâgne, Anne-Lyse, déjà lourdement handicapée sur le plan moteur, ne connaissait encore aucune atteinte au niveau de la parole. Ses camarades lui portaient une grande tendresse, l’aidaient dans ses déplacements, et appréciaient sa merveilleuse résilience. Après sa classe de Khâgne, nous n’avons eu que de rares échanges sur les réseaux sociaux. Un contact plus étroit avec elle s’est à nouveau établi grâce à l’une de ces « synchronicités » qui font le charme de l’existence. Alors que je me rendais en TGV à Paris pour participer à une émission de télévision, j’avais mis dans mon cartable un livre d’André Comte-Sponville récemment acquis, La clé des champs et autres impromptus1. Parvenu au chapitre 6 de l’ouvrage, quelle ne fut pas ma surprise d’en lire le titre, « Anne-Lyse, ou le Traité du vrai combat »2. Il s’agissait de la préface de Comte-Sponville au livre d’Anne-Lyse Vivre son destin</description>
      <pubDate>ven., 18 sept. 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Compte rendu de Foucault avant foucault. Phénoménologie, anthropologie et analyse existentielle, édité par Elisabetta Basso, Philippe Cabestan et L’École Française de Daseinsanalyse (Le Cercle herméneutique, 2024)</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/kairos/302</link>
      <description>Cet ouvrage s’inscrit dans le cadre du vaste projet éditorial lancé après l’acquisition des archives de Michel Foucault par la Bibliothèque nationale de France en 2013. Il rassemble les actes d’une journée d’études organisée par l’École française de Daseinsanalyse (ENS) qui s’est tenue en mai 2022. Les auteurs se penchent sur l’analyse de trois manuscrits de Foucault datant des années 1950 récemment publiés aux éditions Seuil-Gallimard-EHESS : Binswanger et l’analyse existentielle, Phénoménologie et psychologie (2021) et La Question anthropologique (2022).  À travers ces textes, on découvre un Foucault fin connaisseur de la phénoménologie et de la psychopathologie. On comprend surtout que sa fréquentation de la phénoménologie n’était ni fugace ni superficielle, au contraire elle a constitué un terreau solide dans lequel sa philosophie ultérieure a puisé de manière critique.  Les contributions de l’ouvrage explorent ces textes de Foucault sous différents angles. Elles soulignent que cet intérêt vif s’accompagne de critiques. L’analyse binswangerienne parvient à la fois à s’affranchir de l’analyse du Dasein heideggérien et à amener la phénoménologie à se confronter à la réalité concrète de la personne ; cependant, en s’engageant sur la voie de la métaphysique (la métaphysique de l’amour et de la rencontre), elle aboutit à une impasse. Cet ouvrage ouvre ainsi d’importants axes de recherche : en proposant une lecture approfondie du Foucault des années 1950. Il offre également une</description>
      <pubDate>ven., 18 sept. 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>L'être humain en tant que polyrythme – À partir de Bin Kimura et Hisao Nakaï</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/kairos/242</link>
      <description>L’article propose de comprendre le corps humain comme un polyrythme, en s’appuyant sur les deux psychiatres japonais Hisao Nakaï et Bin Kimura. Nakaï montre que la schizophrénie implique des rythmes distincts – maladie, rétablissement. La vie du patient se compose des rythmes physiologiques, affectifs, familiaux et sociaux. Le rétablissement correspond à l’installation progressive d’un rythme d’aisance, tandis que la précipitation signale un excès de rythme. Kimura analyse la création de soi comme un rythme entre ante‑festum et post‑festum. Les relations interpersonnelles sont polyrythmiques, comme l’improvisation des infirmières face aux patients. L’« entre » (aïda) est un espace où résonnent plusieurs voix, mêlant dialogues passés et présents. Le terrain montre aussi des rythmes qui ne se croisent pas, notamment en soins palliatifs. Les récits de patients révèlent l’entrelacement de rythmes hétérogènes, du déclin physique à l’approche de la mort. L’expérience humaine est un polyrythme, et le soin consiste à percevoir ces décalages, les relier et créer un « entre » favorisant la coexistence. The article proposes understanding the human body as a polyrhythm, drawing on the two Japanese psychiatrists Hisao Nakai and Bin Kimura. Nakai shows that schizophrenia involves distinct rhythms – illness, recovery. The patient's life is made up of physiological, affective, family, and social rhythms. Recovery corresponds to the gradual establishment of a rhythm of ease, while precipitation signals an excess of rhythm. Kimura analyzes the creation of the self as a rhythm between ante-festum and post-festum. Interpersonal relationships are polyrhythmic, like the improvisation of nurses in the face of patients. The "in-between" (aida) is a space where several voices resonate, blending past and present dialogues. The field also shows rhythms that do not intersect, particularly in palliative care. Patients' accounts reveal the interweaving of heterogeneous rhythms, from physical decline to the approach of death. Human experience is a polyrhythm, and care consists of perceiving these discrepancies, linking them, and creating an "in-between" that fosters coexistence. </description>
      <pubDate>mer., 16 sept. 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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