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    <title>Etudes japonaises</title>
    <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/etudes-japonaises</link>
    <language>fr</language>
    <item>
      <title>Hosoi Ayame et Pierre-François Souyri, L’Affaire Oden. Une diabolique dans le Japon de Meiji</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/etudes-japonaises/507</link>
      <description>Un titre qui évoque un scandale ; un sous-titre et une photographie qui suggèrent un crime commis par une jolie femme : la couverture du livre laisse entendre au lecteur qu’il va découvrir une affaire de mœurs piquante et exotique. Mais le lecteur séduit par ces références en sera pour ses frais. D’ailleurs, il l’aurait compris s’il avait pu déchiffrer le titre en japonais incidemment placé sur la couverture : Takahashi Oden yasha monogatari 高橋阿伝夜刃譚, qui renvoie à un ouvrage de Kanagaki Robun 仮名垣魯文 (1829-1894) publié en 1879. Davantage qu’un fait divers, le livre de Hosoi Ayame et Pierre-François Souyri, qui place au centre le récit littéraire de l’assassinat d’un homme du nom de Gotō Kichizō 後藤吉蔵 par Takahashi Oden 高橋阿伝 (c.1850-1879), propose un habile entrelacs d’éléments d’histoire sociale et d’histoire des représentations. Les faits concernant cette affaire ne sont pas clairement établis, rappellent les auteurs. Plusieurs pièces de l’acte d’accusation sont manquantes et c’est à travers la presse qu’elle est restée célèbre, notamment grâce à Kanagaki Robun qui insiste sur le caractère intrinsèquement maléfique de la jeune meurtrière, laquelle fut décapitée trois ans après son arrestation au terme d’un procès retentissant.  Dans sa première partie, l’ouvrage présente le rôle des écrivains (gesakusha 戯作者) des années dix de l’ère Meiji (1877-1886) qui ont anticipé la naissance du roman naturaliste en rejetant la tradition fantastique tout en recyclant les valeurs et les trope</description>
      <pubDate>mar., 30 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Les enjeux démographiques et sécuritaires du vieillissement des forces d’autodéfense japonaises</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/etudes-japonaises/513</link>
      <description>Comment convaincre plus de jeunes Japonais à rejoindre les Forces d’autodéfense (FAD) ? Telle est l’interrogation lancinante qui agite les milieux politiques et militaires japonais depuis deux décennies. Le ministère de la Défense est confronté en effet à deux problèmes majeurs : d’une part les FAD sont affectées par le vieillissement de la population et notamment par la diminution de la classe d’âge des 18-26 ans, cible de leur recrutement ; d’autre part la nécessité de disposer de personnels rompus à la conception et au maniement des nouvelles technologies militaires, au moment même où s’aggrave dans le monde le niveau de conflictualité. L’article explore ainsi les différentes politiques mises en œuvre par les pouvoirs publics japonais pour contrecarrer les effets délétères du vieillissement sur les capacités opérationnelles des FAD et rendre la carrière militaire plus attractive, dans un pays contraint de réviser son dogme pacifiste et de mettre fin aux inhibitions qui entravent l’intégration de l’institution militaire dans la société contemporaine. Since two decades how to convince more young Japanese to join the Self-Defense Forces has become a troublesome issue for the political circles and the experts of defense policy as well. As a matter of fact, the ministry of Defense recently has to face two major problems. On the one hand, the SDF are impacted by the ageing of the population, and more specifically by the shortage of the 18-26 age group which is the target for recruitment, On the other hand, the SDF need personal resources experienced in the production and use of new high technology weaponry to cope with growing and differentiating levels of conflicts in the world. Thus, this article explores the various policies launched by the successive Japanese governments to counter the negative implications of an ageing society on the SDF operational capacities, and to make the military career more attractive, in a context requiring for Japan a revision of the pacifism doctrine and the lifting of inhibitions which still impede the rooting of the military in postwar society. より多くの日本人の若者を自衛隊に参加するようにどう促すのかは二十年ほど前から政界と防衛関係当局を悩ませる課題となってきた。全世界に多様な紛争のリスクが増加する中で、近年防衛省は二つの深刻な問題に直面している。一つは、自衛隊が少子高齢化、特に自衛官の募集の中心である18ー26歳 の年齢層の減少の影響を受けざるを得ないことで、もう一つは、先端技術を活用した新兵器を開発及び使用することができる人材を確保しなければならないことである。本論文は平和主義を見直し、日本の戦後社会の中で「軍」という制度の導入の抑制に終止符を打つ必要があると見られる中で、職業としての自衛官の魅力の促進、そして自衛隊の実戦能力が人口高齢化の悪影響を受けないようにするために歴代内閣が打ち出したさまざまな政策を分析・評価する。 </description>
      <pubDate>mar., 30 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Le « corps diplomatique » : les Jeux olympiques et le jūdō, instruments de reconnaissance internationale du Japon (1909-1964)</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/etudes-japonaises/526</link>
      <description>Cet article analyse les Jeux olympiques de Tōkyō 1964 sous l'angle de la « diplomatie corporelle », en montrant comment le corps sportif japonais a fonctionné, de l'entrée du Japon dans le mouvement olympique en 1909 jusqu'au retour du pays sur la scène internationale d'après-guerre, comme instrument conscient d'une politique de reconnaissance internationale. À travers la figure de Kanō Jigorō (1860-1938), à la fois père du jūdō et pionnier du mouvement olympique japonais, l'article retrace les ambivalences d'un projet où l'idéal pédagogique et diplomatique s'est progressivement subordonné à la logique de la performance nationale. La journée du 23 octobre 1964, qui voit simultanément la défaite de Kaminaga Akio en finale de jūdō toutes catégories face au Néerlandais Anton Geesink et la victoire des « Sorcières de l'Orient » en volley-ball féminin, condense le paradoxe central de ces Jeux : là où le jūdō, dénaturé en instrument de démonstration nationale, échoue, c'est une discipline réputée mineure, pratiquée par de jeunes ouvrières, qui finit paradoxalement par incarner l'idéal même de son fondateur. L'article esquisse enfin la postérité de ces tensions, dont l'héritage ambigu se prolonge jusqu'à nos jours. This paper analyses the 1964 Tokyo Olympic Games through the lens of "body diplomacy", examining how – from the time Japan first joined the Olympic Movement in 1909 through to the country's post-war return to the international stage – the Japanese sporting body served as a means of garnering international recognition. Focusing on Kanō Jigorō (1860–1938), father of judo and pioneer of the Japanese Olympic Movement, the paper explores the ambiguity of an educational and diplomatic project that gradually became driven by the pursuit of national prestige. The events of 23 October 1964, which saw Kaminaga Akio defeated by Dutch competitor Anton Geesink in the open-weight judo final and the "Oriental Witches" triumph in women's volleyball, encapsulate the paradox of these Olympic Games: whereas judo, held up as a symbol of national sporting excellence, failed, it was a supposedly minor sport practised by young factory workers which unwittingly embodied Kanō’s ideal. The paper concludes by outlining the ambiguous legacy of these events, which extends to the present day. 本稿は1964年東京オリンピックを「身体外交（diplomatie corporelle / body diplomacy）」という観点から分析し、日本にとって、オリンピックに初参加した1909年から戦後の国際社会への復帰に至るまで、スポーツにおける身体が国際的承認のための政策手段としてどのように機能してきたかを明らかにする。嘉納治五郎（1860–1938）は柔道の創始者であると同時に日本のオリンピック運動の先駆者でもあるが、その人物像を通じて、教育的・外交的理想が国家を体現するパフォーマンスの論理に徐々に取り込まれた結果生まれた両義性を浮き彫りにする。1964年10月23日は、神永昭夫がオランダのアントン・ヘーシンクに無差別級の決勝で敗れる一方、女子バレーボールの「東洋の魔女」が勝利を収めるという、1964年東京オリンピックの逆説を最も象徴する一日となった。すなわち、柔道が国家の威信誇示に失敗したその地において、若い女性工員たちが選手として参加した「マイナー」競技はそうとは知らずに柔道創始者の理想そのものを実現したのである。本稿はさらにこの緊張関係のその後の展開を概観し、その矛盾が今日まで続いていることを示す。 </description>
      <pubDate>mar., 30 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Le Japon des médias, le Japon des chercheurs</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/etudes-japonaises/544</link>
      <description>Il est des silences qui ne disent pas autre chose que l’absence d’intérêt accordé à un sujet. La visite d’État d’Emmanuel Macron au Japon, au printemps 2026, en fournit une illustration frappante. Alors même qu’elle concernait la troisième puissance économique mondiale, un partenaire stratégique de premier plan et l’un des principaux alliés de la France en Asie, elle n’a suscité qu’un intérêt très limité dans les médias nationaux. Quelques images, quelques reportages convenus, quelques références aux manga, à la gastronomie ou à l’art de vivre japonais : guère davantage – service minimum. Ce relatif désintérêt contraste avec le succès médiatique rencontré par Suzuki Hideo, nommé ambassadeur du Japon en France en novembre 2025. Francophone remarquable, il multiplie les interventions dans les médias où il célèbre la France avec une sincérité communicative. Son enthousiasme et son sens de la communication lui valent, sur la Toile, une popularité rare pour un diplomate. On ne peut que s’en réjouir. Cette communication, si chaleureuse soit-elle, relève cependant pleinement de ce que les spécialistes des relations internationales désignent comme la diplomatie publique (public diplomacy) : une politique d’influence qui vise à façonner favorablement la perception d’un État à l’étranger et à créer un environnement propice à la défense de ses intérêts. Rien de plus, mais indéniablement cela plaît. Cette réussite médiatique révèle toutefois la difficulté persistante des médias français </description>
      <pubDate>mar., 30 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Une nouvelle perspective dans la détermination de la couleur : le défi épistémologique des Irozu (Colors Charts) (1872-1879)</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/etudes-japonaises/545</link>
      <description>Enrichir le vocabulaire chromatique des enfants et leur apprendre à définir une couleur selon des critères donnés. Telle est l’ambition à laquelle Marcius Willson (1813-1905) entend répondre à travers les supports pédagogiques qu’il a développés - les Colors Charts -, publiés en 1862 aux États-Unis. Les autorités japonaises, séduites par le courant des « leçons de choses » dans lesquelles ces ressources s’inscrivent et soucieuses d’introduire dans l’Archipel les toutes dernières connaissances liées aux couleurs, décident donc d’importer sans tarder ces tableaux grand-format que l’on accroche au mur pour faire la leçon. Voilà donc en 1872 leur version japonaise – les Irozu 色図 – élaborées pour les écoles élémentaires jusqu’à leur abandon en 1879. Or, l’adaptation des Colors Charts en Irozu soulève, en dehors des simples questions pédagogiques, des interrogations quant à la recevabilité épistémologique des savoirs chromatiques qu’ils sont voués à diffuser dans leur nouvel environnement. Les modifications que l’on relève d’une version à l’autre révèlent ainsi, en creux, l’appréhension « classique » de la couleur au Japon, sensiblement différente du modèle occidental, ici incarnés par les Irozu ayant précisément vocation à « moderniser » celle-ci, ainsi que les défis engendrés par le processus. Enriching children’s chromatic vocabulary and teaching them to define color according to specific criteria – such was the ambition Marcius Willson (1813-1905) sought to fulfill through his Color Charts, published in the United States in 1862. The newly established Meiji government, drawn to the object-lesson movement these educational resources were part of and eager to introduce the latest knowledge about color into Japan, quickly decided to import these large-format wallcharts for use in Japanese classrooms. Thus, in 1872, a Japanese version – the Irozu 色図 – was introduced into elementary schools, where they remained in use until 1879. Yet this adaptation of Willson’s Color Charts raises questions that go beyond purely pedagogical concerns. It also prompts reflection on the epistemological admissibility of the knowledge these materials were intended to disseminate within a new cultural and intellectual environment. Indeed, the differences observed between the American and Japanese versions indirectly reveal the “traditional” understanding of color in Japan – which differs significantly from the Western model embodied by the Irozu – as well as the challenges inherent in “modernizing” this understanding. 子どもたちの色彩語彙を豊かにし、一定の基準に基づいて色を定義する方法を身につけさせること。これがマルシアス・ウィルソン（Marcius Willson, 1813-1905）が自ら開発し、1862年に米国で刊行した教育用教材 Color Charts （色掛図）を通じて実現しようとした目的である。 明治の新政府は、この教材が位置づけられていた「実物教授（object lessons）」の理念に関心を寄せるとともに、色彩に関する最新の知識を日本に導入しようと考え、授業で壁に貼りつけて用いるこの大判の掛図を早急に輸入することを決定した。こうして1872年その日本版である「色図」が小学校に導入され、1879年に廃止されるまで使用された。しかし、Color Charts を「色図」として翻案する過程は単なる教育上の問題にとどまらない。それは知的・文化的に異なる環境下で普及されるべき色彩に関する知識の認識論的妥当性をめぐる問題も提起している。日本の従来の色彩観の近代化を目的としていた日本版、すなわち「色図」に見られる変更点は、西洋の色彩観とは著しく異なる日本の近代以前の色彩観、そして近代化の過程で生じる課題を明らかにしている。 </description>
      <pubDate>mar., 30 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Philippe Pelletier, De Hiroshima à Fukushima</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/etudes-japonaises/402</link>
      <description>S’il ne s’agissait pas de Philippe Pelletier, un ouvrage intitulé De Hiroshima à Fukushima pourrait passer pour un énième raccourci journalistique, jouant sur les sonorités et les références faciles : Hiro/Fuku-shima, « tu n’as rien vu à Fukushima », etc. Mais, parce qu’il s’agit d’un géographe dont la connaissance du Japon et de ses représentations géopolitiques n’est plus à démontrer, il faut dépasser la formule choc pour saisir le projet intellectuel qu’elle recouvre. Au-delà du titre, le livre propose une réflexion sur la continuité historique, industrielle et politique qui relie le nucléaire militaire de 1945 au nucléaire civil de 2011 : comment Hiroshima a façonné Fukushima, non seulement comme projet technologique et politique, mais aussi comme catastrophe systémique. L’analyse rigoureuse et solidement documentée met en évidence les liens entre la guerre de quinze ans (1931-1945), la mise en place du programme nucléaire en 1955 et les prolongements actuels dans la gestion du désastre. Une démarche de géographe critique Philippe Pelletier déploie, comme il en a coutume, une approche à la fois historique, politique et spatiale. Son propos ne consiste pas tant à dénoncer le « nucléaire japonais » en soi, mais à décrire la continuité des structures, des acteurs et des logiques de pouvoir qui le caractérisent. De la guerre totale à la reconstruction, du secret militaire au secret industriel, il met en évidence la persistance d’un même régime de savoir et de contrôle, hérité</description>
      <pubDate>mer., 31 déc. 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Michael Lucken, Les Occupants – Les Américains au Japon après la Seconde Guerre mondiale</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/etudes-japonaises/405</link>
      <description>Sur le Japon sous occupation américaine, nous disposions notamment de l’excellent ouvrage de John Dower, Embracing Defeat1, qui retraçait la réalité de la société japonaise durant les années difficiles d’« abattement », de « sidération » (kyodatsu 虚脱) de l’immédiat après-guerre. L’ouvrage, œuvre d’un grand historien américain et qui fit date, avait soin de voir les choses du point de vue de la société japonaise dans un essai particulièrement fécond d’histoire sociale totale. Traitant pourtant de la même période, le parti pris de Michael Lucken est très différent puisqu’il s’agit de comprendre comment les Américains s’y sont pris pour envisager l’occupation d’un pays auquel ils ne connaissaient pas grand-chose et qu’ils ont transformé en profondeur, notamment dans le domaine des institutions. Leur succès provient tout à la fois de la formidable confiance en eux-mêmes que leur avait donnée la victoire bien sûr, mais aussi de la cohérence idéologique de leur pragmatisme et du sens global de leurs intérêts géostratégiques bien compris. Mais il ne s’agit pas ici que d’un travail sur la politique américaine du point de vue américain à partir de sources américaines, il s’agit aussi d’essayer de comprendre les réactions de la société japonaise face à un occupant qui exigeait une transformation des mentalités, et donc d’analyser les diverses formes qu’ont prises la collaboration et la résistance à l’occupant. Il existe donc dans cet ouvrage une forme d’« histoire à parts égales », mêm</description>
      <pubDate>mer., 31 déc. 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Deux ans (déjà ?)</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/etudes-japonaises/401</link>
      <description>Deux ans se sont écoulés depuis le lancement de notre revue Études japonaises au début de l’année 2024. Deux ans – soit quatre numéros – peuvent paraître, à l’échelle d’une revue scientifique, bien modestes ; ils n’en constituent pas moins une étape significative. Suffisante, en tout cas, pour s’autoriser un bref regard rétrospectif sur le chemin parcouru. L’aventure éditoriale que nous avons engagée reposait, on s’en souvient, sur un double constat et une double envie : celle de créer un nouvel espace de publication francophone dédié aux études japonaises, et celle de contribuer, à notre mesure, à leur dynamisation. Deux ans plus tard, force est de constater que ce pari n’était ni isolé ni vain. Les articles publiés au fil des livraisons témoignent de la vitalité, de la diversité et de la maturité des recherches menées sur le Japon, tant du point de vue des objets abordés que des approches méthodologiques mobilisées. Ces deux premières années ont aussi permis de confirmer les orientations fondatrices de la revue : l’ouverture disciplinaire, l’attention portée au Japon contemporain autant qu’aux périodes plus anciennes, le refus des cloisonnements artificiels, l’intégration de voix venues du Japon dans le débat scientifique, ainsi que la diversité des générations de chercheurs ayant contribué à la revue. Atteindre ce cap des deux ans, c’est également prendre la mesure du caractère fondamentalement collectif d’une revue. Études japonaises n’existerait pas sans la confiance des</description>
      <pubDate>mer., 31 déc. 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Aoyama Tarō 青山太郎, Chūdōtai no eizōgaku : Higashi Nihon daishinsai o kiroku suru sakkatachi no seiseihenka 中動態の映像学:東日本大震災を記錄する作家たちの生成変化 (Sciences des images médiopassives : le dev</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/etudes-japonaises/408</link>
      <description>Aoyama Tarō 青山太郎 (né en 1987) est maître de conférences à l’université privée Bunri de Nagoya, spécialisé en études cinématographiques et en théories des médias et du design1. Ce premier ouvrage est issu d’une thèse de doctorat2 intitulée « Recherches au sujet de la subjectivité dans les productions vidéo de l’époque post-médiatique : le devenir de l’imagination de l’autre dans le cas de la triple catastrophe de Fukushima », soutenue en 2020 à l’Université des Arts et Techniques de Kyōto.  À première vue, l’ouvrage se démarque des approches habituelles par l’outil théorique qu’il déploie : dans la lignée de l’esthéticien Morita Aki 森田亜紀 (né en 1954)3, Aoyama applique la théorie de la « voix moyenne » (chūdōtai 中動態) développée par le linguiste Émile Benveniste (1902-1976)4 pour comprendre, dans les films documentaires produits après la triple catastrophe de Fukushima de mars 2011, le rôle du cinéma dans la connaissance de l’inconcevable. L’ouvrage part ainsi d’une observation jugée particulièrement significative depuis la catastrophe (sans s’y limiter) : le fait que les images circulant au sein de l’écosystème médiatique actuel et qui conditionnent notre capacité à « voir » (miru 見る) auraient tendance à limiter notre imagination plutôt qu’à nous rendre intelligibles les choses du monde dans leur complexité5. Reprenant l’idée développée par Georges Didi-Huberman (né en 1953) dans Images malgré tout (2004)6, selon laquelle l’imaginaire serait nécessaire à la connaissance du mond</description>
      <pubDate>mer., 31 déc. 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Systèmes toponymiques au Japon : une histoire de complexité et de domination</title>
      <link>http://interfas.univ-tlse2.fr/etudes-japonaises/411</link>
      <description>Traditionnellement, la toponymie a constitué un champ d’étude marginal, réservé aux spécialistes de la linguistique historique, aux géographes, aux folkloristes ou aux historiens locaux. Aujourd’hui, les noms de lieux suscitent un intérêt croissant en sociolinguistique, car ils révèlent que l’espace n’est pas simplement un cadre neutre en attente d’être nommé. Les processus de contact, de colonisation, de modernisation linguistique et de réforme interviennent directement dans la dénomination des lieux. De plus, les toponymes participent à la construction d’identités et de pratiques spécifiques : les lieux et les noms qui les désignent exercent une influence sur ceux qui les habitent. Cet article illustre ce phénomène en examinant l’essor et le déclin de certains toponymes, la dénomination d’une nouvelle gare sur la ligne Yamanote à Tōkyō, ainsi que les stratégies coloniales de renommage employées en Hokkaidō et dans l’archipel Ryūkyū. Traditionally, toponyms have been a somewhat minor field of study, typically pursued by historical linguists, geographers, folklore scholars, or local historians. Today, place names attract more attention in sociolinguistics as they share many features that illustrate that space is not simply neutrally present and waiting to be named. Processes of contact, colonization, language modernization, and reform are at work. Moreover, toponyms give rise to specific identities and practices. Places and the names that designate them exert agency over those populating them. This article illustrates the rise and fall of toponyms, the naming of a new train station on the Yamanote Line in Tōkyō, and the colonial renaming strategies employed in Hokkaidō and the Ryūkyūs. 地名は、伝統的に歴史言語学者や民俗学者、あるいは地理学者や郷土史家による、ややマイナーな研究分野であったが、最近、言語社会学において、注目されるようになった。単に空間が存在し、名称が付けられるというだけの現象であるのではなく、名称が当該言語や社会の特徴をも表しているためである。例えば、言語コミュニティの接触、植民地化、言語の近代化、改革のプロセスが働いているのである。さらに、地名は特定のアイデンティティと慣習を生み出すものである。場所とそれを示す名前は、そこに住む人々に影響を与える。本稿では、地名の盛衰、山手線の新しい駅の命名、北海道と琉球で採用された植民地的な改名戦略について説明する。 </description>
      <pubDate>mer., 31 déc. 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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